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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

« Circonstances réunies » pour rouvrir l’ambassade britannique à Téhéran

Après la mise à sac en novembre 2011 de la représentation diplomatique britannique par des manifestants iraniens, le ministre des Affaires étrangères britannique William Hague a annoncé hier que « les circonstances sont réunies pour que la Grande-Bretagne rouvre son ambassade à Téhéran ». Atta Kenare/AFP

« Les circonstances sont réunies pour que la Grande-Bretagne rouvre son ambassade à Téhéran », fermée depuis novembre 2011, a annoncé hier William Hague, le ministre britannique des Affaires étrangères, dans une déclaration écrite au Parlement. « Il y a une série de détails pratiques à régler d'abord. Mais nous avons l'intention de rouvrir l'ambassade à Téhéran avec une présence initiale limitée, dès que ces détails seront réglés », a-t-il dit, deux ans et demi après la mise à sac de la représentation diplomatique par des manifestants qui protestaient contre l'annonce de nouvelles sanctions de Londres contre l'Iran en raison de son programme nucléaire controversé. L'ambassade d'Iran à Londres avait été fermée en représailles. Les deux pays s'étaient alors arrêtés au bord de la rupture, en décidant de s'adresser l'un à l'autre par le truchement de gouvernements tiers : Oman s'était vu charger de représenter les intérêts iraniens en Grande-Bretagne tandis que la Suède prenait en charge les intérêts britanniques en Iran.
« Pour l'instant, les Iraniens devront toujours faire leur demande de visa pour la Grande-Bretagne à Abou Dhabi et à Istanbul », a précisé le ministre. « L'Iran est un pays important dans une région volatile. Le maintien d'ambassades à travers le monde, même dans des conditions difficiles, est un pilier central de l'approche diplomatique de la Grande-Bretagne », a-t-il ajouté.
Lors d'une conférence de presse avec son homologue chinois, le Premier ministre David Cameron a confirmé que le Royaume-Uni travaillait « étape par étape, avec un regard lucide et la tête froide, à reconstruire sa relation » avec Téhéran. Il a cependant rejeté l'idée que le Royaume-Uni restaurait des liens avec l'Iran dans le but d'obtenir son aide pour réprimer l'offensive islamiste en Irak.
À la suite de cette annonce, William Hague a déclaré à la Chambre des communes : « L'Iran a historiquement joué un rôle sectaire et de division dans la région, mais il peut jouer un rôle plus positif. »
Le réchauffement entre Londres et Téhéran avait été amorcé après l'élection en juin 2013 du président iranien modéré Hassan Rohani. Le principe de chargés d'affaires non résidents a été acté cinq mois plus tard, en novembre, et le diplomate britannique Ajay Sharma s'est déjà rendu à trois reprises en Iran depuis. Le 20 février, l'Iran et la Grande-Bretagne avaient annoncé le rétablissement de leurs relations diplomatiques directes et hissé symboliquement leur drapeau national sur leurs représentations respectives à Londres et Téhéran. Samedi dernier, William Hague et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif ont, selon le chef de la diplomatie britannique, « discuté au téléphone des progrès effectués à ce jour et de notre intérêt commun de continuer à approfondir les relations bilatérales entre le Royaume-Uni et l'Iran ».
(Source : AFP)

« Les circonstances sont réunies pour que la Grande-Bretagne rouvre son ambassade à Téhéran », fermée depuis novembre 2011, a annoncé hier William Hague, le ministre britannique des Affaires étrangères, dans une déclaration écrite au Parlement. « Il y a une série de détails pratiques à régler d'abord. Mais nous avons l'intention de rouvrir l'ambassade à Téhéran avec une présence initiale limitée, dès que ces détails seront réglés », a-t-il dit, deux ans et demi après la mise à sac de la représentation diplomatique par des manifestants qui protestaient contre l'annonce de nouvelles sanctions de Londres contre l'Iran en raison de son programme nucléaire controversé. L'ambassade d'Iran à Londres avait été fermée en représailles. Les deux pays s'étaient alors arrêtés au bord de la rupture, en...
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