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Moyen Orient et Monde - Violences

Les combats font rage entre armée et rebelles chiites au Yémen

Des forces de sécurité devant la mosquée al-Saleh à Sanaa. Khaled Abdullah / Reuters

De violents accrochages opposaient hier l'armée à des rebelles chiites dans le nord du Yémen autour de Jebel al-Dhine, une zone montagneuse à une cinquantaine de kilomètres au nord de Sanaa, que les rebelles tentent de conquérir.
Dans la nuit, des militaires du 310e bataillon blindé ont repoussé trois attaques lancées par les rebelles, soutenus par des combattants tribaux ont affirmé des sources tribales faisant état de « la mort de 23 assaillants et de nombre de soldats ». Les affrontements pour le contrôle du sud d'Amrane se sont renouvelés après l'effondrement dimanche d'un cessez-le-feu conclu le 4 juin après des combats particulièrement meurtriers. Par ailleurs, à Hamdane, une ville de la province de Sanaa, où les rebelles ont ouvert un autre front de guerre, 12 combattants tribaux soutenant l'armée et 11 rebelles chiites ont été tués durant ces dernières 24 heures, ont affirmé des sources tribales et militaires concordantes. Les rebelles chiites d'Ansarullah sont fortement implantés dans le nord du pays et contrôlent la province de Saada. Ils sont soupçonnés de chercher à gagner du terrain pour élargir leur zone d'influence dans le futur État fédéral, qui doit compter six provinces. Ils avaient pris début février, après des affrontements ayant fait 150 morts, certaines localités de la province de Amrane, en délogeant le clan des Ahmar, les puissants chefs de la confédération tribale des Hached. La reprise des hostilités vient compliquer davantage la tâche du président Abd Rabbo Mansour Hadi, confronté notamment à une multiplication des attaques d'el-Qaëda et à une grogne populaire accentuée par les difficultés économiques du pays, le plus pauvre de la Péninsule arabique.
Par ailleurs, le président yéménite a fait retirer les armes lourdes installées sur les collines surplombant Sanaa, de crainte qu'elles ne soient utilisées par des fidèles de son prédécesseur Ali Abdallah Saleh. Les forces du président Hadi continuaient par ailleurs hier d'encercler une mosquée relevant de l'ancien chef de l'État à Sanaa, exigeant la reddition de ses gardes armés.
La mosquée al-Saleh est encerclée depuis samedi soir, le chef de l'État accusant selon une source proche de la présidence son prédécesseur d'avoir voulu profiter de l'agitation sociale la semaine dernière pour fomenter un coup d'État.
(Source : AFP)

 

De violents accrochages opposaient hier l'armée à des rebelles chiites dans le nord du Yémen autour de Jebel al-Dhine, une zone montagneuse à une cinquantaine de kilomètres au nord de Sanaa, que les rebelles tentent de conquérir.Dans la nuit, des militaires du 310e bataillon blindé ont repoussé trois attaques lancées par les rebelles, soutenus par des combattants tribaux ont affirmé des sources tribales faisant état de « la mort de 23 assaillants et de nombre de soldats ». Les affrontements pour le contrôle du sud d'Amrane se sont renouvelés après l'effondrement dimanche d'un cessez-le-feu conclu le 4 juin après des combats particulièrement meurtriers. Par ailleurs, à Hamdane, une ville de la province de Sanaa, où les rebelles ont ouvert un autre front de guerre, 12 combattants tribaux soutenant l'armée et 11...
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