Des femmes manifestant contre les agressions sexuelles en Égypte. Asmaa Waguih/Reuters
Accusés d'avoir violé ou agressé sexuellement en réunion plusieurs femmes lors de manifestations au Caire, treize hommes vont être traduits en justice, une première en Égypte où la quasi-totalité des femmes disent avoir été un jour victimes d'agression ou de harcèlement.
Les 13 hommes, dont un mineur, seront jugés pour « enlèvement, viol, agression sexuelle, tentative de meurtre et de torture », des accusations passibles de la peine de prison à vie, a annoncé le procureur général samedi. Jamais aucun un homme n'avait été traduit en justice pour viol en réunion auparavant.
Au même moment, des femmes manifestaient dans les rues du Caire contre le harcèlement et le viol. « Ne me dites pas comment m'habiller, dites-leur de ne pas violer », pouvait-on lire sur des pancartes, tandis que des manifestantes scandaient : « Le peuple demande la mort des agresseurs ».
De nombreuses agressions ont eu lieu au cours de manifestations place Tahrir, épicentre de la révolte de 2011 où les Égyptiens se rassemblent régulièrement depuis.
Par ailleurs, la police égyptienne a arrêté samedi un universitaire sunnite en fuite qui avait été condamné à mort par contumace au cours d'un procès mettant en cause le chef des Frères musulmans, ont rapporté des médias.
(Source : AFP)


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