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Moyen Orient et Monde - Syrie

Un attentat à la voiture piégée à Homs fait sept morts

L'OSDH dénonce la lenteur de la libération de prisonniers, selon le bon vouloir des services de renseignements.

L’attentat à la voiture piégée hier à Homs a visé le quartier alaouite de Wadi Dahab. Handout / Reuters

Au moins sept personnes ont été tuées hier par l'explosion d'une voiture piégée à Homs, une ville contrôlée par le régime au centre de la Syrie, a indiqué la télévision officielle, précisant qu'elle avait eu lieu dans le quartier de Wadi Dahab.
Cette explosion, confirmée par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), s'est produite dans un quartier à majorité alaouite de Homs, la religion du chef de l'État Bachar el-Assad, alors que la majorité de la population syrienne est sunnite. Le gouvernement syrien a repris en mai le contrôle de la quasi-totalité de cette ville, surnommée par les militants « la capitale de la révolution » dans l'enthousiasme des premiers mois de manifestations, qui ont été matées dans le sang par le régime. Les quartiers à majorité alaouite ont été la cible de sanglants attentats ces dernières semaines. Le 25 mai, douze personnes avaient péri dans un double attentat à la voiture piégée, survenu quelques jours après un autre qui avait fait cent morts. Ces attaques ont été revendiquées par le Front al-Nosra, la branche officielle d'el-Qaëda en Syrie.
Et dans le nord de la province de Homs, l'OSDH a indiqué qu'au moins 18 rebelles et combattants du Front al-Nosra avaient été tués dans des combats avec les forces du régime dans le village d'Oum Charchouh. Les avions du régime ont aussi effectué des raids contre ce village capturé la veille par les rebelles.

Amnistie de dupes
Par ailleurs, la libération des détenus dans les geôles syriennes se fait au compte-gouttes après l'annonce lundi d'une large amnistie décrétée par Bachar el-Assad, suite à sa réélection pour un nouveau septennat, a affirmé hier une ONG. « Il n'y a eu que 529 libérations en trois jours et il ne s'agit pas seulement de prisonniers politiques, il y a aussi des détenus de droit commun. C'est un chiffre très faible », a indiqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. « Si les élargissements continuent à ce rythme il faudra plus d'un an pour que toutes les personnes concernées par l'amnistie soient relâchées. Pendant ce temps, d'autres se retrouvent derrière les barreaux car les arrestations continuent tous les jours », a-t-il pesté. Pour sa part, l'agence officielle SANA avait fait état mercredi de 274 libérations de la prison de Adra, près de Damas, et hier de 124 de celle de Deraa, au Sud.
L'amnistie, si elle est appliquée dans son intégralité, devrait concerner 100 000 détenus, dont la moitié se trouve aux mains des services de renseignements, après avoir été arrêtés dans le cadre de la loi anti-terroriste promulguée en juillet 2012. Pour ceux qui sont détenus dans des prisons, c'est du ressort du tribunal antiterroriste et des cours criminelles de passer en revue les noms des prisonniers, pouvant bénéficier de l'amnistie et d'envoyer leurs listes aux différents centres de détention. En revanche, ce sont les différents services de renseignements qui décident de la libération de ceux qui sont entre leurs mains, a indiqué Anwar al-Bounni, un avocat des droits de l'homme, basé à Damas. Pour Rami Abdel Rahmane, « cela signifie que c'est l'apanage de l'officier des renseignements qui décide selon son bon vouloir ou en fonction des pots-de-vin qu'il a reçus ».
Enfin, l'Allemagne va accueillir deux fois plus de réfugiés syriens que prévu jusqu'alors, en portant le contingent de 10 000 à 20 000, ont annoncé hier les ministres régionaux de l'Intérieur à Bonn.
(Source : AFP)

Au moins sept personnes ont été tuées hier par l'explosion d'une voiture piégée à Homs, une ville contrôlée par le régime au centre de la Syrie, a indiqué la télévision officielle, précisant qu'elle avait eu lieu dans le quartier de Wadi Dahab.Cette explosion, confirmée par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), s'est produite dans un quartier à majorité alaouite de Homs, la religion du chef de l'État Bachar el-Assad, alors que la majorité de la population syrienne est sunnite. Le gouvernement syrien a repris en mai le contrôle de la quasi-totalité de cette ville, surnommée par les militants « la capitale de la révolution » dans l'enthousiasme des premiers mois de manifestations, qui ont été matées dans le sang par le régime. Les quartiers à majorité alaouite ont été la cible de sanglants...
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