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Liban - Liban

Joumblatt : Je ne m’opposerai pas à un accord entre les grandes forces au Liban

Walid Joumblatt déposant son bulletin au cours d’une séance électorale au Parlement. Photo d’archives

Dans un entretien à la Voix de la Russie, le chef druze Walid Joumblatt a affirmé qu'il tient à maintenir la candidature d'Henri Hélou à la présidence de la République, ajoutant toutefois que si un accord a lieu entre les grandes forces du pays, notamment le courant du Futur, le Courant patriotique libre, le Hezbollah, Amal et le 14 Mars, il ne s'y opposera pas et ne cherchera pas à l'entraver. M. Joumblatt a ajouté qu'il tient à Henri Hélou parce que ce dernier représente le dialogue et le centre. Ce qui est en harmonie avec ses positions et ses convictions. Il a encore précisé que le fait de s'accrocher à la candidature Hélou est un droit démocratique.

Interrogé sur l'existence de pressions externes dans cette échéance, M. Joumblatt a répondu : « Je n'ai pas entendu qu'il y avait des pressions extérieures. Pour l'instant, chaque pays étranger a ses propres problèmes. J'ai juste entendu des souhaits de la part de certains pays notamment occidentaux, comme les États-Unis et la France, pour que l'élection présidentielle se déroule dans les délais constitutionnels. Mais nous sommes désormais dans une situation de vacance depuis l'expiration du mandat de Michel Sleiman. »

 

(Lire aussi: Sleiman à « L'Orient-Le Jour » : J'ai quitté Baabda la conscience tranquille)



À la question de savoir s'il aurait préféré la prorogation du mandat de Michel Sleiman à la vacance actuelle, Walid Joumblatt a répondu qu'il aurait préféré la réélection du président Sleiman par toutes les composantes libanaises. « Cela aurait été de loin préférable à la situation actuelle, a-t-il dit. Mais une prorogation de six ou sept mois, comme il en a été question, est une insulte aux Libanais et à Sleiman lui-même. »

M. Joumblatt a aussi affirmé que pour l'instant, « les indices sécuritaires sont positifs. Le feuilleton sanglant de Tripoli s'est arrêté, ainsi que la série des voitures piégées ». « C'est pourquoi, a-t-il déclaré, je ne vois pas de menace de sécurité imminente. » Il a encore estimé que la théorie selon laquelle seul un événement sécuritaire pourrait débloquer l'impasse présidentielle est « stérile ». Selon lui, il y a une vacance au niveau de la présidence et il faut faire comme l'a suggéré Hassan Nasrallah, c'est-à-dire que les Libanais s'entendent pour élire un président « qui soit doté d'une solide représentativité tout en étant en mesure d'aller à la rencontre des autres forces ». « Certes, sayyed Nasrallah, a-t-il dit, représente une force importante. Nous autres, nous estimons, en toute modestie et à notre niveau, que Henri Hélou est notre candidat, et advienne que pourra. »

Sur la possibilité d'organiser les élections législatives avant la présidentielle, Walid Joumblatt a indiqué que ce serait « un précédent peu souhaitable. Je préfère qu'il y ait d'abord une entente sur la présidence, avant d'aller vers la tenue des législatives. Si nous pouvons même nous entendre sur une nouvelle loi électorale, ce serait encore un développement positif ». À ce sujet, le leader druze a affirmé préférer une loi qui soit un mixage entre le mode de scrutin majoritaire et la proportionnelle.

 

(Lire aussi: Jusqu'à quand la politique de l'attentisme ?, l’éclairage de Philippe Abi-Akl)



Concernant ses relations avec le Hezbollah, le chef du PSP a affirmé que les deux camps ont décidé d'organiser leur divergence sur la Syrie, démocratiquement et par le dialogue. Il a aussi précisé qu'il n'y avait pas de contact direct entre lui et Hassan Nasrallah, assurant que les contacts se font par le biais d'intermédiaires, députés ou non.
Il a démenti les rumeurs sur l'existence d'un froid entre lui et Saad Hariri. « J'ai ma vision des choses au sujet de la présidentielle et je l'ai transmise à Nader Hariri. Il se pourrait que nous ayons une rencontre la semaine prochaine, si Saad Hariri peut aller à Paris. »

Au sujet de la nouvelle grille des salaires, Walid Joumblatt a affirmé qu'il est impératif d'en assurer le financement, sinon l'économie du pays et la livre libanaise seront en danger... Enfin, il a estimé que les réfugiés syriens ne représentent pas une menace existentielle pour le Liban...

 

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Dans un entretien à la Voix de la Russie, le chef druze Walid Joumblatt a affirmé qu'il tient à maintenir la candidature d'Henri Hélou à la présidence de la République, ajoutant toutefois que si un accord a lieu entre les grandes forces du pays, notamment le courant du Futur, le Courant patriotique libre, le Hezbollah, Amal et le 14 Mars, il ne s'y opposera pas et ne cherchera pas à l'entraver. M. Joumblatt a ajouté qu'il tient à Henri Hélou parce que ce dernier représente le dialogue et le centre. Ce qui est en harmonie avec ses positions et ses convictions. Il a encore précisé que le fait de s'accrocher à la candidature Hélou est un droit démocratique.Interrogé sur l'existence de pressions externes dans cette échéance, M. Joumblatt a répondu : « Je n'ai pas entendu qu'il y avait des pressions extérieures. Pour...
commentaires (2)

C'EST BIEN GRACE À JOUMBLATT QUE LE HEZBOLLAH BLOQUE LE PAYS AUJOURD'HUI. C'EST JOUMBLATT QUI A VOTÉ EN SURPRISE À LA DERNIÈRE MINUTE POUR NOUS IMPOSER LE HEZBOLLAH. ET C'EST BIEN LUI QUI PEUT NOUS EN DEBARRASSER S'IL VEUT ET QUAND IL VEUT, MAIS IL LE FAIT PAS. IL MÉRITE BIEN LE PRIX NOBEL DE L'HYPOCRISIE CET AGENT MYSTÉRIEUX.

Gebran Eid

13 h 39, le 13 juin 2014

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Commentaires (2)

  • C'EST BIEN GRACE À JOUMBLATT QUE LE HEZBOLLAH BLOQUE LE PAYS AUJOURD'HUI. C'EST JOUMBLATT QUI A VOTÉ EN SURPRISE À LA DERNIÈRE MINUTE POUR NOUS IMPOSER LE HEZBOLLAH. ET C'EST BIEN LUI QUI PEUT NOUS EN DEBARRASSER S'IL VEUT ET QUAND IL VEUT, MAIS IL LE FAIT PAS. IL MÉRITE BIEN LE PRIX NOBEL DE L'HYPOCRISIE CET AGENT MYSTÉRIEUX.

    Gebran Eid

    13 h 39, le 13 juin 2014

  • IL SE POSE COMME LA PLUME DE MOINEAU QUI FAIT PENCHER LA BALANCE ! OU PLUTÔT : LA PEAU MULTICOLORE ET MILLIGRAMME DU CAMÉLÉON QUI SAUTE D'UN DE SES PLATEAUX À L'AUTRE !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 37, le 13 juin 2014

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