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Politique - Diplomatie

Rubio : Pas de paix pour le Liban tant que subsiste le « problème Hezbollah »

Le secrétaire d’État américain annonce que les autorités examineront la possibilité de vols directs entre le Liban et les États-Unis.

Rubio : Pas de paix pour le Liban tant que subsiste le « problème Hezbollah »

Le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, lors d'un événement au département d'Etat à Washington, le 16 juillet 2026. Photo Brendan Smialowski / AFP

Quelques heures après sa réunion avec le président libanais Joseph Aoun, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a réaffirmé que le principal « problème » du Liban était le Hezbollah, et que le pays ne connaîtrait pas la paix tant que cette situation subsiste. À la veille d'une réunion qui doit rassembler le chef de l’État et son homologue américain Donald Trump mardi, M. Rubio a une nouvelle fois plaidé pour un gouvernement libanais capable de « contrôler » le pays, sans milice armée. Alors qu'il s'apprêtait à prendre l'avion pour les Philippines pour participer au sommet de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), le chef de la diplomatie américaine a en outre annoncé que des études allaient être initiées sur la possibilité de relancer les vols directs entre les États-Unis et le Liban. La visite de M. Aoun à Washington a lieu alors que la guerre reprend au Moyen-Orient en s’orientant vers une escalade et qu’Israël poursuit ses frappes et dynamitages au Liban-Sud.

S'exprimant devant la presse, M. Rubio, a affirmé que sa rencontre quelques heures plus tôt avec le président libanais avait été « très positive ». « La meilleure chose qui puisse arriver au Liban est d'avoir un gouvernement légitime, qui contrôle le pays », a-t-il souligné. « Le plus grand problème du Liban est qu'il existe un mouvement politique qui dispose aussi d'une milice très bien armée, entraînée, équipée et financée par l'Iran, et utilise cette force pour mener des actes de terrorisme, en particulier contre le nord d'Israël. Et tant que ce problème existera, le Liban ne pourra jamais véritablement vivre en paix », a ajouté M. Rubio. Et d’assurer que « pour vaincre le Hezbollah, il faudrait la mise en place d'un gouvernement suffisamment fort pour être la seule autorité détenant les armes dans le pays — en d'autres termes, pour que la sécurité du Liban soit assurée par les seules forces armées libanaises — et par un gouvernement capable d'apporter la prospérité à sa population ».

Davantage d'investissements au Liban

« Nous avons donc évoqué les possibilités d'y parvenir. Il ne s'agit pas seulement de questions militaires. Il s'agit aussi de savoir comment attirer davantage d'investissements américains et internationaux au Liban. Il s'agit également de voir comment nous pourrions rétablir les vols directs entre les États-Unis et le Liban. À l'heure actuelle, ce n'est pas possible ; nous allons donc lancer un processus afin d'examiner si cela est envisageable et à quel moment cela pourrait être mis en œuvre », a encore souligné Marco Rubio.

Le secrétaire d’État a par ailleurs estimé que la rencontre prévue mardi entre les présidents libanais et américain sera « très positive ». « Je pense que le président Aoun pourra retourner au Liban et dire qu'il est celui qui a obtenu des résultats positifs pour les Libanais — tous les Libanais, qu'ils soient chrétiens, sunnites, chiites, bédouins ou druzes, tous les habitants de ce pays très diversifié — et non le Hezbollah, ni l'Iran. C'est lui qui représente le gouvernement légitime. C'est avec ce gouvernement que nous allons travailler, et c'est ce gouvernement qui doit être aux commandes de ce pays », a-t-il conclu.

Le Liban redoute une reprise des hostilités à grande échelle sur son territoire. Le président libanais tentera d’obtenir de son homologue américain des garanties visant à contenir Israël. Il souhaite aussi obtenir le soutien américain pour l'établissement d'un calendrier de retrait israélien du Liban-Sud, une perspective à laquelle Benjamin Netanyahu continue de s'opposer.

Dimanche, Marco Rubio avait salué « le courage du gouvernement libanais, sous la direction du président Aoun, pour ses efforts déterminés visant à rétablir la souveraineté du Liban, à désarmer le Hezbollah et à démanteler son infrastructure terroriste, ainsi qu'à progresser vers la paix », selon le compte-rendu de la réunion publié par le département d’État. Il a également réaffirmé « l'engagement des États-Unis à appuyer les efforts du gouvernement libanais en faveur de la paix, de la reprise économique et de la construction d'un avenir meilleur pour le peuple libanais ».

Commentant également la réunion prévue demain entre les présidents libanais et américain, le chef du Parlement libanais, Nabih Berry, a espéré, dans un entretien avec le média local al-Afdal News qu'elle « aboutira à des résultats positifs et concrets en faveur de la libération du Liban et de la garantie de ses droits établis ». M. Berry, qui a jusqu'à présent exprimé son opposition à l'accord-cadre signé le 26 juin entre le Liban et Israël et prévoit un retrait progressif des Israéliens du Sud, sur base de « zones pilotes », a ajouté que, selon lui, « l'essentiel est de parvenir à une véritable solution, peu importe d'où elle vient ». Berry a également indiqué avoir insisté auprès de Joseph Aoun, lors d'un entretien téléphonique avant son départ pour Washington, sur la nécessité de s'en tenir à deux priorités : consolider le cessez-le-feu et obtenir un retrait israélien complet des territoires du sud du Liban encore occupés. Interrogé sur le risque de voir la région replonger dans une guerre dans un contexte d'escalade entre les États-Unis et l'Iran, Nabih Berry a répondu : « Comment appelez-vous ce qui se passe actuellement ? C'est déjà une forme de guerre. »

De son côté, après s'être entretenue avec le président libanais lundi, la sénatrice démocrate Elissa Slotkin, qui siège à la commission des forces armées du Sénat, a dit à la chaîne LBCI que la commission avait « demandé une allocation de 36 millions de dollars au profit de l'armée libanaise, plus particulièrement pour soutenir les forces spéciales ».

Le projet de loi de finances de la Défense américaine pour l’année à venir, dont le texte est encore en discussion à la chambre haute, fixe un plafond de 36 millions de dollars pour l’aide du département américain de la Défense à l’armée libanaise. Mais seule une partie limitée de cette enveloppe, soit 5 % ou 1,8 million de dollars, pourrait être débloquée immédiatement.

Quelques heures après sa réunion avec le président libanais Joseph Aoun, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a réaffirmé que le principal « problème » du Liban était le Hezbollah, et que le pays ne connaîtrait pas la paix tant que cette situation subsiste. À la veille d'une réunion qui doit rassembler le chef de l’État et son homologue américain Donald Trump mardi, M. Rubio a une nouvelle fois plaidé pour un gouvernement libanais capable de « contrôler » le pays, sans milice armée. Alors qu'il s'apprêtait à prendre l'avion pour les Philippines pour participer au sommet de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), le chef de la diplomatie américaine a en outre annoncé que des études allaient être initiées sur la possibilité de relancer les vols directs entre...
commentaires (9)

Pourquoi le Liban a-t-il accepté d'armer le Hezbollah ? Voilà aujourd'hui le résultat

Jacques Dupé

17 h 04, le 21 juillet 2026

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Commentaires (9)

  • Pourquoi le Liban a-t-il accepté d'armer le Hezbollah ? Voilà aujourd'hui le résultat

    Jacques Dupé

    17 h 04, le 21 juillet 2026

  • Plus de 4350 morts, des milliers de blessés, plus de 1 millions de déplacés, plus de 6% du territoire occupé, plus d'une centaine de villages rasés depuis le dernier cessez-le-feu, mais pour Rubio, israel ne pose aucun problème au Liban. le seul problème, selon lui, c'est le désarmement du Hb. Pour le reste, aucune mention n'est faite. Et ça se veut être objectif et crédible.

    MeK

    13 h 46, le 21 juillet 2026

  • ne sont ils pas mignons les lettres ou illetres libanais qui tiennent a ce que Marco Rubio prennent position avec le collegue Aragci CONTRE ISRAEL ? non serieusement sont ils mignons ou quoi ?

    L’acidulé

    09 h 47, le 21 juillet 2026

  • "Pas de paix pour le Liban tant que subsiste le « problème Hezbollah »"". Le moins qu'on puisse dire, c'est que ce n'est pas un scoop! Pas besoin d'être Secrétaire d’État pour découvrir ça. Si Mr de la Palisse était encore en vie, il l'aurait trouvé tout seul!

    Yves Prevost

    08 h 21, le 21 juillet 2026

  • Merci pour votre amour pour le Liban Mr.Rubio. Oh je m'excuse je voulais dire pour Israel. Quel vendu...

    Ma Realite

    08 h 16, le 21 juillet 2026

  • A aucun moment Rubio ne mentionne israel comme étant le problème principal au liban et que tant qu'israel occupé le sud du liban, il ne pourra y avoir de paix sans sécurité et retour des réfugiés. Cela montre le parti pris américain qui est celui d'israel et non de la paix ou de la paix selon israel qui est la guerre, l'occupation et la destruction.

    MeK

    06 h 07, le 21 juillet 2026

  • Vous voulez faire passer le New York-Beyrouth au dessus de Dahiyeh? Vous vous croyez dans les années soixante? Il sera criblé de balles et si l’avion s’écrase sur eux, ce sera une victoire de plus.

    Mago1

    21 h 53, le 20 juillet 2026

  • Vous devriez é

    R C

    18 h 34, le 20 juillet 2026

  • Il est de l’intérêt de notre état de laisser Israël poursuivre ses actes de dynamitages de tous les tunnels et cachettes d’armes et autres, avant de les livrer à notre armée qui sera piégée par les vendus qui l’attendent de pieds fermes pour reprendre le contrôle de notre pays. Nous avons eu un petit aperçu, des les premiers jours, lors du soit disant dépôts d’armes avec un convoi piégé qui a tué nos soldats sans que ni le président ni son PM ne puissent montrer du doigt les responsables. Comme d’habitude. C’est passé pour un accident de parcours.

    Sissi zayyat

    16 h 52, le 20 juillet 2026

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