Le président Barack Obama a défendu hier bec et ongles l'accord d'échange de prisonniers de Guantanamo avec les talibans en Afghanistan pour pouvoir récupérer le soldat américain Bowe Bergdahl après cinq ans de captivité. « Les États-Unis ont toujours eu une règle sacrée : nous ne laissons pas derrière nous nos hommes et femmes en uniforme », a-t-il martelé lors d'une conférence de presse. Depuis ce règlement spectaculaire annoncé samedi par le président américain, les républicains tirent à boulets rouges sur l'administration démocrate, coupable à leurs yeux d'avoir enfreint la loi et de mettre en danger les militaires et civils américains dans les zones de conflits. En outre, le retour du soldat Bergdahl, dont la santé est stationnaire selon ses médecins, a provoqué un malaise dans son pays sur les conditions de sa capture le 30 juin 2009 près de sa base en Afghanistan, certains frères d'armes l'accusant de désertion et réclamant des sanctions. À ce sujet, le numéro un de l'armée US, le général Martin Dempsey, a affirmé hier que « l'armée ne fermera pas les yeux » si les accusations de désertion se révèlent vraies.
Moyen Orient et Monde
« Nous ne laissons pas derrière nous nos hommes et femmes en uniforme »
OLJ / le 04 juin 2014 à 00h00


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