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Liban

La France n’écarte pas une possible conférence internationale sur le Liban en cas de crise prolongée

En démentant fermement l'existence d'un projet français de réunir le Conseil de sécurité pour statuer sur la vacance au niveau de la présidence libanaise, Romain Nadal, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères et du Développement international (c'est ainsi que l'on appelle maintenant les services du Quai d'Orsay), a rappelé hier « l'engagement constant de la France en faveur du Liban », ajoutant : « Nous regrettons que les députés libanais ne soient pas parvenus à s'entendre sur un successeur au président Michel Sleiman dans les délais prévus par la Constitution. »
Des informations de presse avaient fait état ces derniers jours d'une initiative française à l'ONU concernant le Liban, mais le porte-parole a affirmé que la France n'a pas prévu d'initiative sur l'élection présidentielle ratée, mais que, s'agissant du Liban, le Conseil de sécurité se prononcera pour le renouvellement du mandat de la Finul à la fin du mois d'août.


Sur le « ratage » présidentiel, le « Quai d'Orsay » a salué par la bouche de M. Nadal « l'engagement du président Sleiman en faveur de l'unité et de la stabilité du Liban ».
« Nous appelons tous les acteurs politiques libanais à faire preuve de responsabilité et à permettre rapidement l'élection d'un nouveau président », a conclu M. Nadal.


Par ailleurs, des cercles proches de l'Élysée et du Quai d'Orsay expriment le souhait de voir une élection présidentielle libanaise se tenir le plus rapidement possible en raison, disent-ils, d'un dérapage sécuritaire toujours possible du fait de la situation explosive dans la région et plus particulièrement dans le proche voisinage du Liban. Ces cercles ne voient pas d'inconvénient à ce que les grands électeurs que sont les députés prennent le temps qu'il faudra pour voter et n'écartent pas la possibilité d'une conférence internationale sur le Liban qui se tiendrait à Paris si la crise au niveau de la présidence libanaise venait à se prolonger durant plusieurs mois. Tout en rappelant que la France n'a ni un candidat pour Baabda ni un veto contre quiconque. Il serait recommandable, a conclu une personnalité, qu'à la faveur d'une telle conférence l'ordre du jour des questions de fond soit évoqué, telles que des amendements de la Constitution, une nouvelle loi électorale et des réformes dans divers domaines pour permettre au nouveau président d'avoir les moyens de relever le pays.

En démentant fermement l'existence d'un projet français de réunir le Conseil de sécurité pour statuer sur la vacance au niveau de la présidence libanaise, Romain Nadal, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères et du Développement international (c'est ainsi que l'on appelle maintenant les services du Quai d'Orsay), a rappelé hier « l'engagement constant de la France en faveur du Liban », ajoutant : « Nous regrettons que les députés libanais ne soient pas parvenus à s'entendre sur un successeur au président Michel Sleiman dans les délais prévus par la Constitution. »Des informations de presse avaient fait état ces derniers jours d'une initiative française à l'ONU concernant le Liban, mais le porte-parole a affirmé que la France n'a pas prévu d'initiative sur l'élection présidentielle...
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