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Économie - Liban - Forum Économique

Siniora appelle les pays industrialisés à se tourner vers le Moyen-Orient

« Il est désormais nécessaire de se tourner vers les ressources naturelles, humaines et financières du Moyen-Orient », a souligné hier l'ancien Premier ministre, le chef du bloc parlementaire du courant du Futur Fouad Siniora. Ces propos sont intervenus lors d'un discours prononcé à l'occasion du 7e forum économique qui s'est tenu à Astana, la capitale du Kazakhstan.
Soulignant que l'économie mondiale souffrait toujours des conséquences de la crise des subprimes de 2007 et des taux d'intérêt très bas pratiqués durant une période dans les pays industrialisés, l'ancien Premier ministre a indiqué que les pays en voie de développement avaient bénéficié de flux de capitaux en provenance des marchés industrialisés. « Pourtant cette politique financière temporaire avait eu des conséquences positives de courte durée », a-t-il ajouté.
Il a en outre expliqué que les puissances économiques mondiales telles que les États-Unis et la Chine devront diversifier leurs ressources si elles veulent espérer renouer avec les taux de croissance enregistrés au milieu des années 90. Fouad Siniora est également revenu sur les défis monétaires et économiques auxquels font face l'Europe, l'Amérique du Sud et notamment le Brésil, ainsi que l'Afrique du fait entre autres des transitions démographiques et géopolitiques.

Le Moyen-Orient, clé d'une relance économique mondiale ?
« Il y a une seule région qui pourrait réenclencher une véritable relance économique, c'est le Moyen-Orient », a affirmé M. Siniora. L'ancien ministre des Finances a rappelé que le Moyen-Orient était la plus grande réserve de pétrole du monde et que, de par sa distribution démographique, il regroupait une population active jeune très large. Il a également mis en avant le pouvoir d'achat des ménages de la région, ainsi que sur les ressources naturelles. « La région a besoin d'une multitude de produits et de services ; tous les investissements sont les bienvenus », a-t-il indiqué. Il a ainsi mis l'accent sur la désuétude d'un grand nombre d'infrastructures ainsi que les lacunes en matière de technologie. « Pour répondre à l'accroissement démographique de la région, il faut enclencher un véritable chantier qui puisse soutenir cette croissance », a ajouté Fouad Siniora.
Il a également parlé de la nécessité de revoir les programmes académiques, les services de santé ainsi que les soins apportés aux personnes âgées. « Tous ces besoins peuvent transformer la région du Moyen-Orient en vecteur de croissance mondiale », a expliqué l'ancien Premier ministre. Rappelant qu'aucune région n'avait été autant secouée par des conflits et des guerres durant ces dernières décennies, M. Siniora a déploré le manque à gagner, la fuite des cerveaux et le gaspillage des ressources qui s'en sont suivis.
« Il faut arrêter de penser que le Moyen-Orient est une région de défis uniquement. C'est un large territoire d'opportunités qui ne demande qu'à se développer », a-t-il indiqué. Prenant comme exemple la Turquie dont le seul espoir de rejoindre un jour l'Union européenne a « obligé ses dirigeants à mettre en place une batterie de réformes qui lui a permis d'atteindre le niveau de croissance le plus élevé d'Europe », Fouad Siniora a souligné que les pays arabes ne demandent pas de soutien financier, mais une véritable volonté politique qui mettrait fin aux conflits qui les habitent depuis des siècles. « Les pays arabes doivent notamment mettre en place des relations saines avec l'Iran, et la Syrie doit enclencher sa transition vers un pays démocratique », a-t-il en outre précisé.
De la capitale du Kazakhstan, il a enfin lancé un appel aux dirigeants mondiaux : « Aidez-nous afin que nous puissions vous aider en retour. »

« Il est désormais nécessaire de se tourner vers les ressources naturelles, humaines et financières du Moyen-Orient », a souligné hier l'ancien Premier ministre, le chef du bloc parlementaire du courant du Futur Fouad Siniora. Ces propos sont intervenus lors d'un discours prononcé à l'occasion du 7e forum économique qui s'est tenu à Astana, la capitale du Kazakhstan.Soulignant que l'économie mondiale souffrait toujours des conséquences de la crise des subprimes de 2007 et des taux d'intérêt très bas pratiqués durant une période dans les pays industrialisés, l'ancien Premier ministre a indiqué que les pays en voie de développement avaient bénéficié de flux de capitaux en provenance des marchés industrialisés. « Pourtant cette politique financière temporaire avait eu des conséquences positives de courte...
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