Deux villes du nord du Mali ont été reprises par les rebelles touareg, selon l'ONU, des défaites humiliantes pour les autorités maliennes.
« Les villes de Kidal et de Ménaka sont maintenant sous le contrôle du MNLA » (Mouvement national de libération de l'Azawad, rébellion touareg indépendantiste), après de « violents combats » avec l'armée malienne, a déclaré hier Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU. « Des mouvements du MNLA ont également été rapportés à Anefis et Aguelhoc, entre autres » localités du nord, a-t-il ajouté.
« Actuellement, nous nous sommes retirés de Kidal », théâtre mercredi de combats entre soldats maliens et groupes armés, a déclaré le ministre malien de la Défense Soumeylou Boubèye Maïga à la télévision publique malienne ORTM. Mais, selon lui, les forces maliennes conservaient hier leurs positions « intactes » partout ailleurs dans le nord. « Ménaka n'est pas tombée. Et partout dans les autres secteurs, nos positions sont intactes : Tessalit, Aguelhoc, dans le secteur de Gao, Tombouctou... », a-t-il affirmé.
Face à la dégradation de la situation, le Mali envisage de demander un appui à la force française Serval déployée dans le nord du pays. Arrivé hier pour une visite de quelques heures à Bamako, le chef de l'État mauritanien Mohammad Ould Abdel Aziz, président en exercice de l'Union africaine, a appelé à « faire l'effort nécessaire pour apaiser les esprits » et prôné le dialogue. Paris a pour sa part jugé « essentiel que les hostilités cessent et que des pourparlers inclusifs démarrent » entre rebelles touareg et Bamako.
(Source : AFP)


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