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Économie - Crise

L’économie, cet autre grand défi pour le futur président ukrainien

Le vainqueur de l'élection présidentielle en Ukraine ne devra pas seulement éviter l'éclatement de l'ex-République soviétique mais aussi faire accepter à la population de difficiles mesures d'austérité visant à sauver l'économie du pays de la faillite.
L'ancienne République soviétique, aux abondantes ressources agricoles mais sevrée d'investissements, affronte une série de problèmes économiques, dont un programme de subventions coûteux datant de l'époque soviétique, et une bureaucratie et un régime corrompu qui ont placé l'année dernière le pays au 140e rang sur 189 pays dans un classement de la Banque mondiale.
Et les perspectives du pays sont assombries par les éventuelles mesures punitives de Moscou, qui a vu d'un mauvais œil son rapprochement avec l'Occident, et qui pourrait suspendre ses livraisons de gaz ou imposer des sanctions commerciales.

Zéro croissance postsoviétique
Les statistiques économiques de l'Ukraine inquiètent les économistes et indignent la population ukrainienne depuis des années. Selon les données du Fonds monétaire international (FMI), l'économie du pays a augmenté exactement de 0,05 % depuis 1993 à prix constants – la pire performance des pays d'Europe de l'Est.
Son PIB par habitant est de 3 290 dollars (2 407 euros), soit 20 % de moins que celui de l'Albanie, et un dixième de celui de la Nouvelle-Zélande.
Et de l'avis général des économistes, la situation ne devrait qu'empirer.
Pour le FMI, l'économie devrait se rétracter d'environ 5 % en 2014, malgré la promesse d'une aide internationale de 27 milliards de dollars (19,7 milliards d'euros), sous forme de prêts, à condition que soient appliquées des mesures de restructuration économiques, impopulaires mais depuis longtemps nécessaires.
Selon l'agence de notation financière Moody's, l'économie de l'Ukraine pourrait même chuter de 10 % si elle perd les régions séparatistes de l'Est, Lougansk et Donetsk, dont les mines de charbon et les fonderies pèsent pour 15 % de l'économie ukrainienne.

Le « cancer » de la corruption
Les dirigeants de l'Ukraine désirent mettre fin aux subventions pour le gaz et l'électricité, qui ont incité la population et les entreprises ukrainiennes à ne pas contrôler leurs dépenses énergétiques – elles comptent parmi les consommateurs les plus dépensiers au monde.
Les impôts devraient aussi augmenter pour les plus riches, et les aides sociales devraient subir des coupes – ce qui ne rend pas les mesures d'austérité très populaires.
L'un des principaux soucis de Kiev est l'ampleur de la corruption, un « cancer » qui ronge l'Ukraine, selon les mots du vice-président Joe Biden. Elle est systématique dans certaines régions – au point que les autorités n'ont qu'une vague idée des profits des entreprises et donc des impôts qu'elles doivent collecter.

(Source : AFP)

 

Le vainqueur de l'élection présidentielle en Ukraine ne devra pas seulement éviter l'éclatement de l'ex-République soviétique mais aussi faire accepter à la population de difficiles mesures d'austérité visant à sauver l'économie du pays de la faillite.L'ancienne République soviétique, aux abondantes ressources agricoles mais sevrée d'investissements, affronte une série de problèmes économiques, dont un programme de subventions coûteux datant de l'époque soviétique, et une bureaucratie et un régime corrompu qui ont placé l'année dernière le pays au 140e rang sur 189 pays dans un classement de la Banque mondiale.Et les perspectives du pays sont assombries par les éventuelles mesures punitives de Moscou, qui a vu d'un mauvais œil son rapprochement avec l'Occident, et qui pourrait suspendre ses livraisons de gaz ou...
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