Les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) ont affirmé hier, par la voix de leur chef Mohammad Ag Rhissa, avoir pris le contrôle de Kidal, leur fief du nord-est du Mali, après de nouveaux combats dans la ville. Les combats, d'abord qualifiés d' « opération de sécurisation » par l'armée malienne, ont éclaté hier matin, avant de tourner dans l'après-midi en défaveur de Bamako.
Une source militaire au sein de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) a confirmé la prise de Kidal par les rebelles, mais a précisé que les camps militaires restent « sous le contrôle de l'armée malienne ».
L'armée a subi de nouvelles pertes lors des combats, et certains de ses hommes ont été capturés. Le responsable du MNLA a confirmé que son groupe avait fait « des prisonniers », sans plus de précision.
Les combats d'hier font suite à des affrontements ayant fait plus de 30 morts le 17 mai à Kidal, selon les autorités maliennes, qui avaient annoncé dans la foulée l'envoi de 1 500 soldats sur place.
Ce regain de tension a obligé la France à décaler de « quelques semaines » la réorganisation de son dispositif militaire au Sahel. Il a aussi amené Paris à muscler sa présence dans la région septentrionale du Mali. Une centaine de soldats français ont ainsi été envoyés en renfort dans la ville de Gao (au sud de Kidal), a annoncé hier l'armée française, qui a déjà envoyé une trentaine de soldats en renfort à Kidal.
Cessez-le-feu
Dans ce contexte, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé hier « à la cessation immédiate des combats et à la mise en place d'un cessez-le-feu » à Kidal. Exprimant « sa préoccupation pour la sécurité des populations civiles », il a condamné « le meurtre des civils et (appelé) à ce que tous les auteurs soient traduits en justice », selon son porte-parole.
La tension est brusquement montée samedi dernier, à l'occasion de la première visite du Premier ministre Moussa Mara à Kidal. Selon les autorités maliennes, les combats avaient fait 36 morts, dont huit militaires.
(Source : AFP)


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La France a eu ici aussi un rôle de duplicité coupable , elle soutient les touaregs et ne veut pas lacher les maliens , un état va naitre celui des targuis avec sa complicité .Morcellement a tout vent !
17 h 54, le 22 mai 2014