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Moyen Orient et Monde - Égypte

À cinq jours de la présidentielle, Moubarak condamné à trois ans de prison pour corruption

Hosni Moubarak assis dans le box des accusés durant son procès, hier. Hassan Mohammad/AFP

L'ancien président égyptien Hosni Moubarak a été condamné hier à trois ans de prison pour avoir détourné des fonds publics, trois ans et demi après qu'une révolte populaire eut mis fin à ses 30 années de pouvoir sans partage et à cinq jours de l'élection présidentielle. M. Moubarak, 86 ans, qui avait longtemps assisté à ses procès étendu sur une civière, était hier assis dans un fauteuil roulant, au côté de six coaccusés, dans un box grillagé. Ses deux fils Gamal et Aala' ont été condamnés à quatre ans de prison dans la même affaire, tandis que les quatre autres accusés ont été acquittés. L'ex-« raïs » était jugé en première instance par un tribunal du Caire pour corruption, accusé d'avoir détourné plus de 100 millions de livres égyptiennes (10 millions d'euros) du budget des palais présidentiels. Il est également jugé dans un autre procès pour la mort de manifestants lors de la révolte qui l'a contraint à quitter le pouvoir début 2011. Pour ce chef d'accusation de « complicité de meurtre », il encourt la prison à vie, la peine à laquelle il avait été condamné en première instance en juin 2012, avant que la Cour de cassation n'ordonne qu'il soit rejugé.
Les procès de M. Moubarak, très médiatisés au départ, sont aujourd'hui éclipsés par ceux de son successeur Mohammad Morsi et de la quasi-totalité des dirigeants de la confrérie des Frères musulmans qui encourent la peine de mort.

« Peuple propriétaire des biens publics »
Contrairement à ses coaccusés vêtus de l'uniforme blanc des détenus, M. Moubarak comparaissait dans un costume civil sombre puisqu'il est censé être libre depuis qu'un tribunal a jugé en août dernier qu'il avait dépassé la durée maximale de la détention préventive. Depuis, il est assigné à résidence dans un hôpital militaire du Caire. Désormais, il est très probable que l'ex-président retourne en prison si sa santé le permet, même s'il peut se pourvoir en cassation là aussi. « C'est le peuple qui est propriétaire des biens publics », a tonné le juge présidant le tribunal hier. Le Conseil militaire qui avait assuré l'intérim du pouvoir entre sa chute et l'élection de M. Morsi s'était résolu, après avoir tergiversé, à l'arrêter dans sa luxueuse résidence de la station balnéaire de Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge, et à le transférer dans une prison du Caire.
(Source : AFP)

L'ancien président égyptien Hosni Moubarak a été condamné hier à trois ans de prison pour avoir détourné des fonds publics, trois ans et demi après qu'une révolte populaire eut mis fin à ses 30 années de pouvoir sans partage et à cinq jours de l'élection présidentielle. M. Moubarak, 86 ans, qui avait longtemps assisté à ses procès étendu sur une civière, était hier assis dans un fauteuil roulant, au côté de six coaccusés, dans un box grillagé. Ses deux fils Gamal et Aala' ont été condamnés à quatre ans de prison dans la même affaire, tandis que les quatre autres accusés ont été acquittés. L'ex-« raïs » était jugé en première instance par un tribunal du Caire pour corruption, accusé d'avoir détourné plus de 100 millions de livres égyptiennes (10 millions d'euros) du budget des palais...
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