L'Union des syndicats des hôteliers du Liban a marqué hier son « refus » des charges et des taxes « qui ont été imposées aux établissements touristiques, et instaurées sur les transports et les boissons vendues en restaurant ».
Il convient de rappeler que ces nouvelles taxes sont prévues de contribuer à financer le rééchelonnement de la grille des salaires.
Lors d'une conférence de presse qui s'est tenue hier au siège de l'Union à Sodeco (Beyrouth), cette dernière a appelé les parties concernées à « reconsidérer leur position » vis-à-vis de ces impôts « et de leurs répercutions dangereuses sur le secteur du tourisme ».
Cet événement s'est déroulé en présence du président de l'Union, Pierre Achkar, du représentant du ministre du Tourisme, Michel Pharaon, le député Serge Torsarkissian, du président du syndicat des agences de voyages Jean Abboud, du président du syndicat des établissements balnéaires Jean Beyrouthi, du secrétaire général du syndicat des restaurants Tony Ramy et de nombreux représentants du secteur privé.
« Nous rejetons le financement de la grille des salaires, effectué aux dépens du secteur touristique, car il ne prend pas en compte les réalités de ce secteur », a martelé M. Achkar lors de son intervention. « Tandis que les pays de la région s'efforcent d'abaisser les prix des billets d'avion, nous constatons au Liban l'émergence de nouvelles taxes, ce qui entrave notre capacité à être compétitifs face aux pays voisins comme Chypre, la Jordanie ou l'Égypte (...) », a-t-il poursuivi.


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