Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole - Élie Michel Nasard

Pourquoi pas une présidentielle au suffrage universel ?

Afin de mettre un terme à l'interminable bazar de l'élection présidentielle et des interventions extérieures (qui sont une insulte à notre dignité nationale), et qui ont fini, hélas, par faire partie de nos traditions, dévoilant ainsi la soumission éhontée de beaucoup de nos élus aux intérêts étrangers (et aux leurs propres aussi bien entendu, c'est-à-dire ceux desdits élus), situation qui n'a d'ailleurs pas changé depuis l'époque du diktat des consuls, qui s'est prolongée jusqu'à la veille de la proclamation du Grand Liban en 1920, il nous suffit tout simplement d'adopter le principe du suffrage universel, oui le vote du peuple pour les candidats (maronites, selon l'usage) de son choix. Et que le meilleur gagne !
Naturellement, cela exige un amendement de l'article de la Constitution relatif à l'élection présidentielle. Une fois cela fait, l'élection pourrait démarrer, et ainsi nous aurions donné au monde une preuve de la volonté du peuple libanais de prouver son attachement à une authentique et juste démocratie, en s'affranchissant de la tare traditionnelle de l'ingérence de l'extérieur dans nos affaires intérieures, et pas les moindres, puisqu'il s'agit de l'élection au plus haut poste de l'État.
De cette manière, n'importe quel citoyen maronite, Libanais depuis au moins dix ans et au casier judiciaire immaculé, pourrait poser sa candidature, laissant le choix définitif au peuple.
Ainsi, nous aurions mis un terme définitif à la tutelle de certaines nations, aux interventions et à la corruption, en élisant un président 100 % représentatif. En plus, toutes les tractations courantes, qui visent à essayer d'éloigner les personnes considérées comme étant des candidats de défi, ou à rechercher les candidats les plus populaires, ou à s'entendre sur un candidat de compromis, deviendraient inutiles, car la nouvelle loi n'exclut personne.
Le plus beau dans ce processus sera la révélation du degré d'authentique popularité de chaque candidat, mettant un terme au bluff et au chantage de certains, qui prétendent représenter plus de la moitié de l'électorat populaire, alors qu'en réalité, ils n'en représentent pas plus que le dixième. La cupidité et la mauvaise foi de ces candidats n'ont plus de limites et, pour les ramener à leurs justes dimensions, il n'y a que le scrutin populaire, seul capable de les révéler sous leur vrai jour, sans maquillage ni retouche.
Une telle élection serait presque parfaite, parce que les corrupteurs ne peuvent pas soudoyer des électeurs qui se comptent par centaines de milliers dans chaque région, contrairement à ce qui se passe lors des élections législatives, où le nombre total des votants (car tous les électeurs ne votent pas) n'est, en gros, que de quelques milliers (ou éventuellement quelques dizaines de milliers) par caza, et où il suffit parfois d'acheter un millier ou deux de voix pour faire pencher la balance au profit de toute une liste, au détriment d'une autre, et en arriver ainsi à obtenir une fausse majorité parlementaire qui déciderait de la politique et de l'avenir du pays.
Je sais que ce que je suggère est une utopie et un rêve, parce que la rapacité et la corruption de beaucoup de nos politiques sont sans mesure, ce qui ne manquera pas de les inciter à faire l'impossible pour torpiller cette initiative. Mais il ne faut pas complètement désespérer, car il y a parfois des rêves qui se réalisent.

Afin de mettre un terme à l'interminable bazar de l'élection présidentielle et des interventions extérieures (qui sont une insulte à notre dignité nationale), et qui ont fini, hélas, par faire partie de nos traditions, dévoilant ainsi la soumission éhontée de beaucoup de nos élus aux intérêts étrangers (et aux leurs propres aussi bien entendu, c'est-à-dire ceux desdits élus), situation qui n'a d'ailleurs pas changé depuis l'époque du diktat des consuls, qui s'est prolongée jusqu'à la veille de la proclamation du Grand Liban en 1920, il nous suffit tout simplement d'adopter le principe du suffrage universel, oui le vote du peuple pour les candidats (maronites, selon l'usage) de son choix. Et que le meilleur gagne !Naturellement, cela exige un amendement de l'article de la Constitution relatif à l'élection...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut