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Moyen Orient et Monde - Inondations

Les Balkans sous les eaux, les dégâts en Bosnie rappellent la guerre

Les autorités serbes et bosniaques ont mis en garde contre une « catastrophe épidémiologique ».

Les destructions engendrées par les crues sont « terrifiantes » et comparables à celles de la guerre de 1992-1995. Marko Djurica / Reuters

La Bosnie a annoncé hier que plus d'un quart de sa population était « affectée » par les pires intempéries depuis un siècle.
« Un quart de la population est affectée par les inondations et un million de personnes (sur les 3,8 millions d'habitants bosniaques) n'a pas d'eau (potable). Les dégâts sont énormes », a déclaré le ministre bosnien des Affaires étrangères, Zlatko Lagumdzija. Les destructions engendrées par les crues sont « terrifiantes » et comparables à celles de la guerre de 1992-1995 qui a fait 100 000 morts et plus de deux millions de réfugiés et de déplacés, a continué le ministre lors d'une conférence de presse. « La seule différence par rapport à la guerre est que moins de gens sont morts. »
Sur l'ensemble des personnes affectées, plus de 100 000 ont été évacuées, a indiqué un responsable de la protection civile bosniaque, Stanko Sliskovic.
Samac, où la quasi-totalité des 26 000 habitants ont été évacués par bateaux pneumatiques et par hélicoptères, était toujours sous les eaux comme des dizaines de localités du nord-est de la Bosnie. En revanche, à Maglaj et Doboj (nord de la Bosnie), villes qui avaient été entièrement inondées et où aucune maison n'a été épargnée, l'eau a commencé à décroître.
Toujours en Bosnie, pays dont un tiers du territoire est sous les eaux, un nouveau danger est venu s'ajouter au calvaire des sinistrés. En raison surtout des glissements de terrain, les autorités ont mis en garde contre de possibles déplacements de champs de mines antipersonnel datant de la guerre intercommunautaire (1992-95), dont le nombre est estimé à 120 000.

 

300 000 sacs de sable
En Serbie voisine, quelque 600 000 personnes sur les 7,2 millions d'habitants du pays sont « affectées » par les inondations, selon un communiqué du Programme alimentaire mondial des nations unies(PAM), et plus de 25 000 sinistrés ont été évacués jusqu'à présent.
À Belgrade, des milliers de volontaires renforçaient les digues le long de la rivière Sava qui devait atteindre de nouveaux pics. Certains, pelles à la main, remplissaient des sacs de sable. D'autres les empilaient dans les endroits les plus vulnérables, le long des douze kilomètres du cours de la Sava dans la capitale, jusqu'à présent épargnée par les inondations qui ont fait au moins 47 morts en Serbie, Bosnie et Croatie. Le maire de Belgrade, Sinisa Mali, a précisé que plus de 300 000 sacs de sable avaient été posés dans la capitale sur les bords de la Sava, un affluent du Danube. « La situation est sous contrôle pour le moment », a-t-il dit.
Dans les villes de Sabac, Sremska Mitrovica et autour de la centrale thermique Nikola Tesla, les digues sur la Sava ont tenu. Située près d'Obrenovac, une des villes serbes les plus touchées, cette centrale thermique produisant 50 % de l'électricité du pays est cernée par les eaux. Sa défense est jugée cruciale pour la stabilité du système énergétique du pays. Redoutant de nouvelles crues, les autorités ont ordonné l'évacuation complète de la centrale et certains de ses secteurs ont été désactivés préventivement. Jusqu'à présent, au total près de 8 000 des 20 000 habitants de cette ville sinistrée ont été évacués. Le Premier ministre serbe Aleksandar Vucic a déclaré que le coût de ces inondations se chiffrerait en centaines de millions d'euros et le président serbe Tomislav Nikolic a lancé un appel à l'aide internationale.
Les autorités des deux pays ont mis en garde contre une « catastrophe épidémiologique » si ces zones n'étaient pas rapidement nettoyées et désinfectées car on annonce désormais des températures de 30 degrés.

 

La Bosnie a annoncé hier que plus d'un quart de sa population était « affectée » par les pires intempéries depuis un siècle.« Un quart de la population est affectée par les inondations et un million de personnes (sur les 3,8 millions d'habitants bosniaques) n'a pas d'eau (potable). Les dégâts sont énormes », a déclaré le ministre bosnien des Affaires étrangères, Zlatko Lagumdzija. Les destructions engendrées par les crues sont « terrifiantes » et comparables à celles de la guerre de 1992-1995 qui a fait 100 000 morts et plus de deux millions de réfugiés et de déplacés, a continué le ministre lors d'une conférence de presse. « La seule différence par rapport à la guerre est que moins de gens sont morts. »Sur l'ensemble des personnes affectées, plus de 100 000 ont été évacuées, a indiqué un...
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