Sandra Noujeim, le témoignage d’une journaliste initiée à « L’Orient-Le Jour ».
Pour une jeune journaliste à L'Orient-Le Jour, le savoir-faire s'acquiert d'abord par l'initiation au contact des anciens. Une initiation d'égal à égal, à travers laquelle se transmet le legs de 90 années de journalisme.
Le temps revêt alors une tout autre signification.
Il n'est plus un cumul d'années, mais la somme des pas franchis, complémentaires, souvent difficiles, vers l'édification d'un humanisme libanais.
Notre tradition porte une réflexion soutenue sur la condition libanaise. C'est vers le vivre-ensemble, au-delà de la coexistence, que cette réflexion tend aujourd'hui.
La valeur du plus vieux journal du pays émane surtout de sa capacité à décoder les enjeux de l'avenir, à les influencer. Il a la capacité d'initier au rêve.
C'est ce que valorise le concours de nos 90 ans, lancé cette année, qui invite les jeunes à rédiger un article comme s'ils étaient journalistes de L'OLJ en 2050.
La mission est la même, inchangée, qui définit notre ligne éditoriale : briser, en les affrontant ou en les démontant, tous les artifices qui mènent à la violation de la dignité humaine.
Notre engagement en faveur des libertés fondamentales exige une audace et une rigueur accrues.
Mettre à nu des tyrannies, des violences, qui se meuvent dans une démocratie fragile, c'est aussi sensibiliser les Libanais à leur droit au bonheur... Une lutte acharnée, mais réaliste, renforcée par le plaisir de manier le verbe français. C'est là l'essentiel de notre action. Et elle épouse aujourd'hui le numérique, ce nouvel espace propice au foisonnement d'idées, à l'affirmation de l'individualité, à la liberté d'expression. Si la Toile incite forcément à repenser ou réinventer certaines normes, elle est le prolongement de ce que nous continuons de défendre sur le papier.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef