Au cours de la conférence de presse : Walid Moussalem, Michel Pharaon, Tania Kassis et Lex Bartlem. Photo Nasser Traboulsi
Tania Kassis porte sa voix comme un étendard de paix et de dialogue. C'est en véritable ambassadrice qu'elle sillonne les scènes du monde entier pour y porter son message de fraternité. Sa prochaine escale: l'Australie, où elle doit donner un concert le vendredi 30 mai à Melbourne en présence du ministre australien de l'Immigration et un public de 700 personnes. Le lundi 9 juin, qui coïncide avec l'anniversaire de la reine, elle sera au Concert Hall du fameux Sydney Opera House.
Annoncés hier lors d'une conférence de presse à l'hôtel Four Seasons de Beyrouth, ces événements portent le soutien de l'Alcci (Australia Lebanon, Chamber of Commerce and Industry, présidé par Fady Zouky) ainsi que des ministères libanais du Tourisme et de la Culture.
Ainsi, c'est en présence de Michel Pharaon, ministre du Tourisme, de Walid Moussalem, directeur du Conservatoire libanais, représentant le ministre de la Culture Roni Araiji, et de Lex Bartlem, ambassadeur d'Australie au Liban (inconditionnel fan), que Tania Kassis a rendu public son programme «éclectique et résumant un peu le parcours musical» qu'elle a entrepris depuis quelques années.
La chanteuse, présidente de One Lebanon, ce mouvement culturel apolitique fondé par elle pour promouvoir l'unité nationale, cache sous sa mince blondeur une personnalité bien affirmée. Et une volonté bien réelle de réunir l'Orient et l'Occident dans une musique fusionnelle donnant l'exemple aux peuples de divers horizons que leur rencontre n'est pas une chimère. Le ministre Pharaon ne s'y est pas trompé, d'ailleurs, confiant à la chanteuse du fameux Ave Maria islamo-chrétien la mission d'ambassadrice de paix et de dialogue, mais aussi d'un message «à portée touristique», invitant les expatriés libanais et les étrangers à ne pas bouder le Liban cet été. «Avec la création d'un gouvernement et le plan sécuritaire en marche, la saison s'annonce calme», a-t-il indiqué, précisant qu'une campagne portant le slogan «Live Love Lebanon» sera lancée dans les jours qui viennent.
«La musique étant un langage universel», comme l'a souligné Walid Moussalem, Tania Kassis, devenue «icône du dialogue des religions», promet au public australien deux concerts mémorables. «Avec des chansons qui parlent de mon amour pour le Liban, pour sa terre, pour sa nature, comme Ounchoudat Bayrout, ou encore Jérusalem, hommage à cette ville où j'espère pouvoir un jour chanter l'unité des emblèmes de la croix, de l'étoile et du croissant, sans oublier L'Amour est un tango et des hits internationaux présentés avec une touche orientale.»
Tania Kassis, ambassadrice du dialogue, du charme et du bonheur aussi, bien entendu, car n'oublions pas que la jeune femme chante et elle le fait très bien.
Lire aussi
One Lebanon : une envolée de voix festives, un seul appel à l'unité
Tania Kassis, de l'Olympia à Beyrouth, un pari gagné ! (réservé aux abonnés)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Je profite de cet article pour exprimer la frustration de beaucoup de Français d'origine libanaise face à l'oubli des autorités libanaises de leur existence. A cet instant je regarde LBC à la télé et je suis devant une retransmission d'un procès qui ne finit pas de finir... Nous aurions aimé voir et entendre des reportages sur le Liban , sur les villages et les villes avec de la musique libanaise traditionnelle ( Fairuz ,...) , avec des séquences sur l'histoire du Liban ancienne et récente... Merci de relayer cette demande pour permettre aux "émigrés" de renouer ou de nouer des relations affectives réelles avec leur pays d'origine .
11 h 00, le 13 mai 2014