Environ 2,5 milliards de personnes -dont les deux tiers habitent en Asie et un quart en Afrique subsaharienne- n'utilisent pas encore d'installations d'assainissement améliorées, selon l'OMS. Yastremska/Bigstock
Le nombre de personnes sans accès à l'eau potable et à un assainissement décent a fortement diminué en vingt ans mais les pauvres restent trop souvent marginalisés, a indiqué jeudi l'ONU.
Or l'accès à l'eau potable et aux services d'assainissement reste un élément clé dans la lutte contre des maladies comme le choléra, la diarrhée, la dysenterie, l'hépatite A et la typhoïde, selon un nouveau rapport conjoint de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) intitulé "Progress on drinking water and sanitation: 2014 update".
À la fin de l'année 2012, 89% de la population mondiale (soit 2,3 milliards de personnes) utilisaient des sources d'eau de boisson améliorées, soit des points d'eau qui, par leur construction ou une intervention active, sont protégées contre la contamination extérieure, en particulier les matières fécales (c'est-à-dire l'eau courante à domicile et les robinets publics ou bornes-fontaines, puits tubés ou forages, puits protégés, sources protégées et eau de pluie). Ce chiffre représente une hausse de 13 points de pourcentage en 22 ans.
Selon le rapport, la proportion de la population mondiale ayant accès à un "assainissement amélioré" est passée de 49% en 1990 à 64% en 2012. "Partout dans le monde, les personnes aisées ont davantage accès que les pauvres à des moyens d'assainissement. Dans certains pays, cet écart se réduit, toutefois il augmente en milieu rural dans les pays où la couverture est faible, et pour les groupes marginalisés et exclus", note l'OMS dans un communiqué de presse.
Ainsi, environ 2,5 milliards de personnes -dont les deux tiers habitent en Asie et un quart en Afrique subsaharienne- n'utilisent pas encore d'installations d'assainissement améliorées. Dans 46 pays, la moitié au moins de la population n'utilise pas d'installations d'assainissement améliorées. 748 millions de personnes – dont 90% vivent en Afrique subsaharienne et en Asie (43% en Afrique subsaharienne et 47% en Asie) n'ont pas encore recours à des sources d'eau de boisson améliorées ; 82% d'entre elles habitent en zone rurale.
Bien que cette pratique ait régressé dans toutes les Régions, un milliard de personnes, dont 82% vivent dans 10 pays, défèquent encore à l'air libre. Neuf personnes sur dix qui défèquent à l'air libre vivent en milieu rural.
Une vidéo produite par l'antenne indienne de l'Unicef pour sensibiliser aux dangers de la défécation en plein air.
"Ce qui est choquant c'est de voir une personne faire ses besoins en plein air avec un téléphone portable à la main", a déclaré Maria Neira, chargé de la santé publique à l'OMS, déplorant que trop peu d'efforts soient faits en matière d'accès à l'assainissement.
Les excréments sont "vraiment la cause de tant de maladies", a expliqué aux médias Bruce Gordon, qui coordonne les activités sur l'accès à l'eau et l'assainissement à l'OMS.
Les diarrhées relatives aux problèmes d'eau, d'assainissement et d'hygiène sont la cause directe de la mort de quelque 842.000 personnes chaque année dans le monde, a-t-il dit, ce qui représente une hausse de 15 points de pourcentage par rapport à 1990.
L'accès à l'eau potable et aux services d'assainissement fait partie des Objectifs du Millénaire pour le Développement de l'ONU. L'objectif fixé par l'ONU est de réduire de moitié la proportion de la population sans accès à l'eau potable et à des services d'assainissement de base entre 1990 et 2015.
A la fin de 2012, 116 pays avaient rempli les objectifs fixés par l'ONU pour 2015 pour l'eau, 77 pays pour l'assainissement et 55 pays avaient atteint les deux objectifs, selon le rapport.
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À la fin de l'année 2012, 89% de la population mondiale (soit 2,3 milliards de personnes) utilisaient des sources d'eau de boisson améliorées, soit des points d'eau qui, par leur construction ou une intervention active, sont protégées contre...


Il ne faut pas aller trop loin pour le constater ! Il suffit de se balader dans certains Cazas de ce bled, pour y rencontrer un genre "aborigène" pareil.
14 h 06, le 10 mai 2014