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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Fièvre jaune

Si on n'y prend pas garde, c'est le choléra qui succédera à la fièvre électorale de ce mois de mai. Du moins, c'est ce que l'on peut supposer après avoir suivi le reportage sur ARTE du jeudi 1er mai. Dans les camps de réfugiés syriens de la Békaa, cela ne sent pas le muguet. Un seau d'eau trouble par famille pour tous ses besoins : c'est ce à quoi ont droit les pensionnaires du camp, outre quelques bouteilles d'eau potable qu'il faut acheter de ses propres deniers. De là à ce que les épidémies se déclarent, il n y a pas loin. Le Liban passe par sa plus grave sécheresse cette année, et les autorités, nous dit-on, n'y peuvent rien. Mais il y a des mesures à prendre, des aides à solliciter plutôt que d'attendre pour agir que nos hôpitaux soient remplis de malades. Messieurs les Responsables, président ou pas, il y a des sonnettes d'alarme qu'il ne faut pas négliger .
Dolly TALHAMÉ

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Le plan d'Erdogan

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a de nouveau nié le caractère génocidaire des massacres d'Arméniens commis par le gouvernement Jeunes-Turcs, en 1915. Sa défense ? Un génocide ne signifie pas nécessairement extermination complète. Les juifs ont été les malheureuses victimes d'un génocide en Europe durant la Seconde Guerre mondiale (la Shoah), et pourtant, malgré les six millions de disparus, il y en a encore dans tous les pays. Idem pour les Cambodgiens au Cambodge, les Bosniaques dans l'ex-Yougoslavie et les Tutsis au Rwanda. Voici la définition de « génocide » dans le dictionnaire : « Crime contre l'humanité tendant à la destruction de tout ou partie d'un groupe national, ethnique, racial ou religieux. »
Il y a quelque temps, Erdogan a pour la première fois présenté ses « condoléances » aux descendants des 1 500 000 victimes de 1915. Nous savons ce que cela signifie : le gouvernement « vieux-turc » se prépare d'ores et déjà à amoindrir l'impact qu'aura dans le monde le centième anniversaire du génocide des Arméniens, en 2015. Rusés, ces négationnistes.
Si les conditions d'entrée de la Turquie dans l'Union européenne sont un jour remplies, celle-ci devra solliciter de celle-là un ultime geste de bonne volonté, à savoir la reconnaissance de la perpétration du génocide des Arméniens. Il faudra du courage au pays d'Atatürk. Mais s'il table sur l'avenir, il n'aura d'autre choix que de faire la paix avec son passé.
Les Arméniens, ceux de Turquie, d'Europe et du monde entier, attendent cette reconnaissance, qui constituerait un baume à leurs blessures anciennes.
Sylvio Le BLANC
Montréal (Québec)

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Un père de la nation

N'importe quel candidat qui ne demande rien pour lui ou pour sa famille sera de facto un président fort. Dans le même ordre d'idée, un président fort ne doit jamais être la cause de discorde entre les Libanais, soit par ses déclarations, soit par son comportement,
et surtout pat ses positions politiques, et cela pour être éligible en tant qu'un père de la nation.
Antoine CHÉMALI

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« Un mal, des mots »

Il fut un temps où j'accordais le plus grand crédit à cette formule qui fleurissait sur les murs et les panneaux de la ville de Paris : « Un mal, des mots ». Je voyais là la confirmation que les mots, ces mots auxquels je crois tant et qui tout au long de mon existence m'auront apporté leur oxygène, pouvaient déposer leur baume sur nos maux, ou tout au moins aider à les relativiser. Mais j'ai été dans l'obligation de nuancer mon adhésion dès que j'ai été confronté, par rapport à moi-même, à des êtres que j'aime.
Je ne crois pas qu'un mot, aussi sincère et intense soit-il, puisse être tant soit peu porteur d'une consolation, d'un apaisement face à une douleur. En revanche, je crois infiniment au pouvoir qu'ils ont d'exprimer un partage et d'affirmer une fraternité. Et pour ce partage-là, et pour toutes les mains tendues dans la droite ligne du cœur, j'en remercie tous ceux qui ont pris part à cette absence.
Quelle que soit la démarche de comportement qu'on adopte, celle du lyrisme, celle du stoïcisme ou celle du silence, la mort d'une mère est un cataclysme.
Dr Vicken AYTANDJIAN

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Navrante interdiction

Pas question pour les moins de 18 ans de s'évader dans la poésie, l'humour, la fraîcheur du Grand Budapest Hotel. Ce film qui oscille entre fable, conte et bande dessinée leur est interdit. Impossible de trouver la moindre raison qui justifierait cette interdiction. À part que chez nous, la réalité est plus burlesque que la fiction. Inutile de préciser qu'à l'étranger, le film est rangé dans la catégorie « tout public ». Qui donc ici a pu prendre une décision aussi pathétique ?

Tania INGEA

 

Fièvre jaune
Si on n'y prend pas garde, c'est le choléra qui succédera à la fièvre électorale de ce mois de mai. Du moins, c'est ce que l'on peut supposer après avoir suivi le reportage sur ARTE du jeudi 1er mai. Dans les camps de réfugiés syriens de la Békaa, cela ne sent pas le muguet. Un seau d'eau trouble par famille pour tous ses besoins : c'est ce à quoi ont droit les pensionnaires du camp, outre quelques bouteilles d'eau potable qu'il faut acheter de ses propres deniers. De là à ce que les épidémies se déclarent, il n y a pas loin. Le Liban passe par sa plus grave sécheresse cette année, et les autorités, nous dit-on, n'y peuvent rien. Mais il y a des mesures à prendre, des aides à solliciter plutôt que d'attendre pour agir que nos hôpitaux soient remplis de malades. Messieurs les Responsables, président...
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