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Moyen Orient et Monde - Pakistan

A Lahore, le tueur en série voulait donner « une leçon » aux homosexuels...

Mohammad Ejaz, 28 ans, marié et père de deux jeunes enfants, voulait purger la société du « mal » de l’homosexualité. Arif Ali/AFP

« Ils propageaient le mal dans la société, je devais les arrêter », lance dans sa cellule de prison Mohammad Ejaz, jeune père pakistanais qui a avoué une série de meurtres de gays.
Ejaz, 28 ans, marié et père de deux jeunes enfants, a confessé la semaine dernière les meurtres de trois homosexuels à Lahore, avec lesquels il avait au préalable eu des relations sexuelles, insistent les autorités.

Les détails de ces meurtres sordides se sont répandus comme une onde de choc dans la communauté homosexuelle du Pakistan, où plusieurs craignent de voir ce meurtrier en série hissé au rang de héros par des musulmans conservateurs dans ce pays où l'homosexualité demeure illégale. Barbe finement taillée, petite stature, l'homme exprime des remords pour ses meurtres de sa cellule, tout en maintenant vouloir purger la société du « mal » de l'homosexualité. « Je n'ai pas bien agi. C'est tragique de voir des familles perdre leurs proches, mais ils propageaient le mal dans la société et je devais les arrêter », affirme Ejaz. « Je voulais leur donner une leçon, leur dire de rester à l'écart du mal », insiste l'homme arrêté la semaine dernière par la police et dont la justice a ordonné hier le maintien en détention.

 

D'Internet à la mort
Ejaz affirme que sa famille ne savait rien de ses plans macabres et qu'il n'est pas lui-même homosexuel même s'il visitait des sites gays. « J'ai commencé il y a deux mois à fréquenter le site Manjam sur mon téléphone portable et je me suis rendu compte que les homos étaient partout à Lahore », explique-t-il. Ejaz affirme en outre avoir été violé dans sa jeunesse par un garçon plus âgé, un traumatisme qui a marqué au fer rouge son adolescence. « Depuis ce qui m'est arrivé, je les déteste », peste le meurtrier en série présumé, dans l'attente d'un jugement.

Les meurtres d'un ex-haut gradé de l'armée et de deux jeunes hommes dans la vingtaine remontent à mars et au début du mois d'avril, selon Asad Sarfraz, le responsable de la police à la tête de l'enquête. Ils relèvent du même mode opératoire. Les victimes ont chacune été endormies, puis leur cou tordu, afin de laisser le moins de traces possible.

« Ils propageaient le mal dans la société, je devais les arrêter », lance dans sa cellule de prison Mohammad Ejaz, jeune père pakistanais qui a avoué une série de meurtres de gays.Ejaz, 28 ans, marié et père de deux jeunes enfants, a confessé la semaine dernière les meurtres de trois homosexuels à Lahore, avec lesquels il avait au préalable eu des relations sexuelles, insistent les autorités.
Les détails de ces meurtres sordides se sont répandus comme une onde de choc dans la communauté homosexuelle du Pakistan, où plusieurs craignent de voir ce meurtrier en série hissé au rang de héros par des musulmans conservateurs dans ce pays où l'homosexualité demeure illégale. Barbe finement taillée, petite stature, l'homme exprime des remords pour ses meurtres de sa cellule, tout en maintenant vouloir purger la...
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