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Bandar ben Sultan démis de ses fonctions "à sa demande"

arabie

Le prince saoudien a été remplacé, par décret royal, par son adjoint, le général Youssef ben Ali al-Idrissi.

OLJ/AFP
15/04/2014

Le puissant chef des services de renseignements saoudiens, le prince Bandar ben Sultan, auquel la gestion du dossier syrien a été retirée récemment, a été démis de ses fonctions "à sa demande", a annoncé mardi soir l'agence officielle SPA.

Selon un décret royal, l'adjoint du prince Bandar, le général Youssef ben Ali al-Idrissi, a été chargé de "remplir les fonctions" du chef des services de renseignements pour le moment.
L'agence officielle n'a pas fourni d'explication sur le départ du prince Bandar, se bornant à indiquer qu'il avait été "relevé de ses fonctions à sa demande".


Le prince se trouvait depuis fin décembre hors du royaume pour des raisons de santé et avait été hospitalisé aux États-Unis, avant de se rendre au Maroc, selon des sources diplomatiques.
Fils de l'ancien prince héritier Sultan ben Abdel Aziz et ambassadeur à Washington pendant 22 ans, le prince Bandar avait été nommé en juillet 2012 à la tête des services de renseignement saoudiens.


En février, des diplomates avaient indiqué que l'Arabie saoudite lui avait retiré la gestion du dossier syrien, pour la confier notamment au ministre de l'Intérieur, le prince Mohamed Ben Nayef Ben Abdel Aziz, à la pointe de la lutte contre el-Qaëda.
L'Arabie saoudite est un des principaux soutiens politiques et financiers de l'opposition au régime du président syrien Bachar el-Assad.

Le prince Mohamed ben Nayef avait participé en février à Washington à une réunion de responsables des services de renseignements arabes et occidentaux, consacrée à la situation sur le terrain en Syrie, ce qui avait confirmé la mise à l'écart du prince Bandar. Selon des sources diplomatiques, la gestion par le prince Bandar du dossier syrien avait été critiquée par les États-Unis et cette question a été évoquée par des responsables américains en visite dans le royaume.


Le prince avait pour sa part reproché à Washington de ne pas être intervenu militairement contre le régime de Damas et de faire pression sur ses alliés pour empêcher qu'ils livrent aux rebelles syriens des armes anti-aériennes et anti-char, selon ces mêmes sources.


Les médias du régime syrien et ceux de leurs alliés au Liban ont eux accusé le prince Bandar d'encourager les extrémistes sunnites en Syrie.

 

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