Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Les négociations sur le nucléaire iranien s’accélèrent

La troisième session des pourparlers s'est ouverte hier à Vienne avec en ligne de mire la rédaction d'un document final en mai.

Les grandes puissances et l’Iran ont repris hier – et pour la troisième session – leur marathon diplomatique à Vienne, intensifiant leurs échanges avec en ligne de mire un accord qui pourrait mettre fin, dès cet été, aux tensions suscitées par le programme nucléaire iranien. Dieter Nagl / AFP

Les grandes puissances et l'Iran ont repris hier à Vienne leur marathon diplomatique, intensifiant leurs échanges avec en ligne de mire un accord qui pourrait mettre fin, dès cet été, aux tensions suscitées par le programme nucléaire iranien.
C'est la troisième session de négociations depuis que Téhéran a accepté en novembre dernier de geler une partie de ses activités atomiques en échange d'une levée partielle des sanctions qui étouffent son économie. Illustration concrète des changements possibles : les États-Unis ont autorisé l'avionneur Boeing à vendre à l'Iran les pièces détachées d'avions de ligne dont il a désespérément besoin.
Mohammad Javad Zarif, le ministre iranien des Affaires étrangères, et la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, qui dirige la délégation des « 5+1 » (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie), ont ainsi ouvert la réunion, consacrée à « des échanges très riches et détaillés », a rapporté un porte-parole européen.
Les « 5+1 » et la République islamique espèrent progresser suffisamment pour commencer en mai la rédaction d'un document final. La délégation iranienne présente à Vienne cette semaine a déjà été complétée par une équipe d'experts juridiques dans cette perspective. L'accord espéré supprimerait toutes les sanctions en échange de garanties solides et vérifiables que l'Iran ne cherche pas à se doter de la bombe atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil.

« Combler le fossé »
Des concessions importantes restent toutefois nécessaires pour concilier les points de vue de l'Iran et des grandes puissances. Les deux parties semblent avoir fait des progrès dans leur discussion sur une possible coopération nucléaire civile. Des propositions sont sur la table notamment sur les réacteurs à eau légère, la médecine nucléaire, les nouveaux combustibles, la recherche et le développement dans le nucléaire appliqué à l'agriculture.
L'un des points les plus délicats est l'étendue du programme iranien d'enrichissement d'uranium. Concrètement, il reste à se mettre d'accord sur le nombre et le type de centrifugeuses (les appareils réalisant l'enrichissement) utilisables par l'Iran.
La discussion achoppe aussi sur le réacteur à eau lourde d'Arak. Cet équipement, encore en construction, utilise la filière du plutonium, qui pourrait elle aussi servir à fabriquer une bombe nucléaire. L'Iran refuse de renoncer à ce réacteur de recherche mais s'est dit prêt à faire des modifications techniques pour lever les inquiétudes occidentales.
« Nous travaillons pour combler le fossé qui existe, pour voir si nous pouvons trouver cette bonne combinaison, a expliqué avant la réunion une diplomate américaine participant aux négociations. Le rythme de notre travail va s'intensifier encore plus qu'actuellement. »
Et malgré les signaux positifs envoyés, la vigilance reste de mise. À Washington, le secrétaire d'État américain John Kerry a assuré hier qu'en cas d'échec des négociations, il ne faudrait que deux mois à l'Iran pour disposer de suffisamment de matériau pour confectionner une bombe atomique. Devant les sénateurs américains, le chef de la diplomatie du président Barack Obama a refusé de faire un pronostic sur l'issue des négociations. Mais il a prévenu que si les Iraniens « rompaient l'accord et commençaient à enrichir, ils prendraient une décision aux conséquences énormes à laquelle nous répondrions très probablement immédiatement ».

(Source : AFP)

Les grandes puissances et l'Iran ont repris hier à Vienne leur marathon diplomatique, intensifiant leurs échanges avec en ligne de mire un accord qui pourrait mettre fin, dès cet été, aux tensions suscitées par le programme nucléaire iranien.C'est la troisième session de négociations depuis que Téhéran a accepté en novembre dernier de geler une partie de ses activités atomiques en échange d'une levée partielle des sanctions qui étouffent son économie. Illustration concrète des changements possibles : les États-Unis ont autorisé l'avionneur Boeing à vendre à l'Iran les pièces détachées d'avions de ligne dont il a désespérément besoin.Mohammad Javad Zarif, le ministre iranien des Affaires étrangères, et la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, qui dirige la délégation des « 5+1 »...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut