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Offensive des forces syriennes et du Hezbollah sur Rankous, à la lisière du Liban

syrie

La présidentielle est "une farce tragique", dénonce Paris.

OLJ/AFP
08/04/2014

Les forces loyalistes syriennes ont commencé mardi leur offensive sur Rankous, dernière grande localité tenue par les rebelles dans la région du Qalamoun, située au nord de Damas et à la lisière du Liban, selon une ONG et une source militaire.

La télévision Al-Manar, appartenant au mouvement chiite libanais Hezbollah et dont les combattants sont en première ligne dans la bataille, a aussi annoncé le début de l'attaque sur Rankous, une ville située à 45 km au nord de Damas et qui comptait 20.000 habitants avant le début de la guerre, en 2011.

Une source militaire a affirmé à l'AFP que les forces du régime avaient pris les collines autour de Rankous et encerclaient la ville.

"La région de Rankous, dans les collines de Qalamoun, est la cible d'un violent bombardement et de raids aériens depuis lundi, pour préparer le terrain à une offensive", a affirmé de son côté à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. Selon lui, c'est le Hezbollah qui mène l'offensive dans cette région, avec le soutien de l'armée syrienne qui a réussi à reprendre ces dernières semaines le contrôle d'une grande partie de cette région qui était tenue par les rebelles.

Un autre bastion des rebelles, Yabroud, avait été repris le 15 mars dans cette même région. Avec cette capture, les forces rebelles avaient vu leurs routes d'approvisionnement du Liban coupées.

 

"Une farce tragique"
Sur un autre plan, le porte-parole du Quai d'Orsay a déclaré mardi que le président syrien Bachar el-Assad, très probablement candidat à l'élection présidentielle prévue cet été, "restera peut être le dernier survivant de sa politique de crime massif".

Alors que le dépôt des candidatures pour la présidentielle syrienne commencera le 20 avril et que le président syrien sera selon toute probabilité candidat, le porte-parole Romain Nadal a de nouveau dénoncé cette élection comme "une farce tragique".

"La logique dans laquelle s'est enfermée Bachar el-Assad depuis trois ans, massacrer son propre peuple pour se maintenir au pouvoir, donne le résultat que nous connaissons aujourd'hui: 150.000 morts. C'est une impasse tragique, c'est une impasse pour le peuple syrien", a-t-il déclaré.

"Le seul objectif d'Assad, c'est l'anéantissement de son propre peuple. Peut être qu'il restera le dernier survivant de sa politique de crime massif, mais c'est une impasse totale pour la Syrie", a-t-il insisté.

"Il n'y a pas d'autre plan qu'une transition politique qui sera la seule à même de mettre un terme au bain de sang dans ce pays", a ajouté M. Nadal, assurant que la Syrie restait "une priorité de l'action de la France".

"Depuis trois ans malheureusement, les efforts diplomatiques n'ont pas produit leurs effets, mais nous continuons à travailler à une transition politique. C'est difficile, mais nous soutenons la coalition de l'opposition, nous soutenons les Etats de la région qui font face à un afflux massif de réfugiés, nous apportons une aide humanitaire", a-t-il dit.

 

"Il faut que l'impunité cesse"
Parallèlement, la haute-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a indiqué que le régime syrien est le "principal responsable" des exactions commises dans le pays et le Conseil de sécurité de l'ONU doit saisir la Cour pénale internationale.

Tout en rappelant que ses services avaient fait état de violations des droits de l'homme tant de la part de l'opposition armée que des forces gouvernementales, Navi Pillay a souligné devant la presse qu'"on ne peut pas comparer les deux camps (..) c'est le gouvernement qui est le principal responsable des violations".

Parallèlement aux négociations de paix dites de Genève entre pouvoir et opposition, actuellement suspendues, a ajouté Mme Pillay, "il faut que justice soit rendue (..), que l'impunité cesse".

 

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