Liban

Cortbaoui cité dans le rapport d’Amnesty International sur la peine de mort

OLJ
04/04/2014

Le rapport annuel d'Amnesty International sur la peine de mort en 2013 commence par une citation de l'ancien ministre Chakib Cortbaoui. C'est dire la crédibilité dont jouit cet ancien bâtonnier de l'ordre des avocats dans les milieux internationaux de lutte pour les droits de l'homme.
Tout en constatant que la peine de mort a enregistré un recul dans la plupart des pays du monde sauf trois, l'Iran, l'Irak et l'Arabie saoudite, le rapport reprend, en guise d'introduction, la phrase suivante de Me Cortbaoui : « Le droit à la vie précède tous les autres. Il est même à la base de tous les droits humains. De plus, il n'y a aucun lien entre la peine de mort et la baisse de la criminalité. »
Cette phrase résume ainsi l'idée générale qui est à l'origine de la lutte contre la peine de mort, considérée comme contraire au droit le plus élémentaire des hommes, celui à la vie, et inefficace dans la lutte contre la criminalité. Une fois cette idée énoncée, le rapport d'Amnesty International pour 2013 affirme qu'au cours de cette année, des progrès ont été enregistrés dans plusieurs pays dans le monde, même si l'Indonésie, le Koweit, le Nigeria et le Vietnam continuent d'exécuter les condamnés, alors que le nombre des exécutions ont augmenté en Irak, en Iran et en Arabie saoudite.
Des exécutions ont aussi eu lieu dans 22 pays, un de plus qu'en 2012, alors qu'il n'a pas été possible de confirmer l'exécution de sentences de ce genre en Syrie et en Égypte. De plus, le rapport ne parle pas de la Chine, où Amnesty International n'a pas la possibilité d'enquêter sur des informations concernant l'exécution de la peine de mort, à défaut de sources fiables.
En dépit de ces lacunes, Amnesty International constate un certain progrès aux États-Unis, où même si la peine de mort n'a pas été abolie, de moins en moins de sentences sont exécutées. De plus, le Maryland est devenu le 18e État américain à abolir la peine de mort. Aucune exécution n'a non plus été enregistrée en Europe et en Asie centrale, alors que le Pakistan a suspendu l'exécution de cette sentence ainsi que Singapour. De même, au Liban où la peine de mort n'a pas été abolie, aucune peine capitale n'a été enregistrée. Selon le rapport d'Amnesty, la plupart des pays qui continuent d'appliquer la peine de mort ont de moins en moins d'arguments pour défendre cette position et Amnesty International est convaincue que cette sentence devient de plus en plus difficile à exécuter.

 

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