Le plus probable est que la Banque centrale européenne ne baisse pas ses taux à la réunion du 3 avril. En un mois, la situation de la zone euro n'a pas vraiment changé : les indicateurs avancés restent mieux orientés mais l'inflation reste trop basse. Le thème qui a pris le plus d'espace dans le discours des officiels est l'euro, jugé trop fort par beaucoup. La BCE n'a pas décidé de mener une politique active de change mais comme la valeur de l'euro influence l'inflation, les deux sujets sont liés. Mario Draghi a d'ailleurs reconnu que l'appréciation de l'euro était devenu un sujet « de plus en plus pertinent dans notre évaluation de la stabilité des prix ». En termes simples, cela veut dire qu'une légère dévaluation aiderait à sortir de la zone de danger où le risque de déflation reste présent. Même le président de la Bundesbank a renchéri sur le sujet en avançant que des taux négatifs seraient le meilleur outil pour peser sur l'euro. La réunion de cette semaine pourrait renforcer encore cette rhétorique, quitte à préparer le terrain pour une action dans les prochains mois.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
L'INFLATION EST TRÈS BASSE ? CHEZ QUI ? QUI EST L'EUROPE ET QUI NE L'EST PAS ? L'INFLATION, SEULS LES ACHETEURS LES CONNAISSENT... LES CHIFFRES AVANCÉS OFFICIELLEMENT NE SONT QUE DE LA BOURDE !
21 h 42, le 01 avril 2014