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Liban - Sécurité

L’armée encore plus déterminée à combattre le terrorisme après l’attentat de Ersal

L'armée est plus que jamais déterminée à combattre le terrorisme après l'attentat-suicide meurtrier de samedi contre un barrage des forces régulières près de Ersal. Un nouveau plan serait sous étude pour protéger les militaires.

L’attentat-kamikaze s’est déroulé dans le jurd de Ersal, à Wadi Ata. Photo Wissam Ismaïl

L'armée s'est dit déterminée à combattre le terrorisme, quelques heures après un attentat-suicide qui a tué trois soldats, Mahmoud Ibrahim Hajj Hassan (24 ans), Hussein Khalil Hamdar (23 ans) et Abdel Kader Mohammad Ouayek (25 ans) à Wadi Ata, près de Ersal. « L'armée sait qu'elle est aujourd'hui plus que jamais visée par le terrorisme qui veut l'empêcher d'établir l'autorité de l'État et de circonscrire la dissension », a annoncé l'institution militaire dans un communiqué tard samedi. Le commandement de l'armée « continuera de combattre et de poursuivre les terroristes et est déterminé à mettre à exécution le plan de sécurité (...), quels que soient les sacrifices », poursuit le texte.

L'attentat de samedi a eu lieu contre un barrage militaire dans le jurd de Ersal. En plus des trois jeunes soldats tués, quatre ont été blessés lorsqu'un kamikaze s'est fait exploser à bord d'une Kia noire bourrée d'une centaine de kilos d'explosifs, selon l'artificier de la troupe. Les Brigades des sunnites libres de Baalbeck, un groupuscule affilié à el-Qaëda, ont revendiqué l'attaque sur leur compte Twitter, affirmant qu'elle visait à « venger la mort du martyr Sami al-Atrache ». Ce dernier, soupçonné d'implication dans des attentats à la voiture piégée contre des bastions du Hezbollah, qui combat les rebelles syriens aux côtés du régime, et désigné comme étant un dangereux terroriste par l'armée, avait été tué jeudi à Ersal lors de sa capture par une patrouille des forces régulières.

Le groupuscule a fait poster toujours sur son compte Twitter un portrait du kamikaze présumé, qu'il a présenté comme étant Abdel Kader Taan. Il a également menacé, toujours sur Twitter, de mener de nouvelles attaques contre l'armée « croisée », qu'il a accusée de « prendre pour cible » les sunnites. « Les prochains jours verront de nombreuses attaques jihadistes similaires, ce n'est que le début, a prévenu le groupe. Nous avons mis en garde depuis plusieurs jours contre le fait que les exactions de l'armée croisée qui vise les sunnites du Liban n'étaient plus acceptables », a encore tweeté le groupuscule.

Moins de vingt-quatre heures après l'attentat-suicide, l'armée a intercepté à Tripoli une bombe à retardement artisanale réglée pour exploser devant un poste militaire, selon une source des services de sécurité. « L'engin, composé d'une bonbonne d'oxygène bourrée de clous et reliée à un détonateur, devait exploser à 17h », selon la même source. Dissimulé dans une caisse en carton, il a été déposé par un motard dans un coin de la rue Miteyn à Tripoli. Un habitant des lieux qui a assisté au spectacle a immédiatement alerté les autorités concernées qui ont désamorcé la charge.
La découverte de la bombe artisanale a coïncidé avec l'entrée en vigueur, hier, du plan de sécurité décidé pour Tripoli par le gouvernement.
Il n'en demeure pas moins que le jour de la mort de Sami al-Atrache, les Brigades des sunnites libres de Baalbeck avaient indiqué que cet incident allait ouvrir « les portes de l'enfer » pour l'armée, affirmant que celui qui tuait un soldat libanais « allait au paradis ».
L'attentat-suicide de samedi, rappelle-t-on, est le deuxième visant l'armée après celui du 22 février qui avait tué deux soldats et un civil dans le Hermel. Des groupes extrémistes accusent l'armée libanaise de faire preuve de « discrimination » contre les sunnites appuyant la rébellion tout en fermant l'œil sur le départ de combattants du Hezbollah vers la Syrie pour combattre aux côtés des forces de Bachar el-Assad.

Plan de sécurité pour l'armée
La menace terroriste qui pèse sur l'armée a poussé les autorités concernées à plancher sur un plan de sécurité qui concerne, cette fois, les barrages et les postes militaires, rapporte notre chroniqueur diplomatique, Khalil Fleyhane. Celles-ci ont réalisé qu'elles avaient eu tort de croire qu'avec la fin de la guerre de Yabroud et la fermeture des voies d'« approvisionnement » en voitures piégées à travers la région de Ersal, la menace des voitures piégées et des attentats-kamikazes allait cesser.

Des experts cités par Khalil Fleyhane pensent ainsi que les groupuscules terroristes ne veulent pas seulement venger la mort d'Atrache mais seraient sérieusement importunés par le déploiement de l'armée à Ersal et les fouilles minutieuses auxquelles les voitures et les personnes sont soumises. Cette analyse des faits les a poussés à proposer un nouveau plan de sécurité dont l'objectif principal est de protéger les militaires déployés tout en leur permettant de mener à bien la mission qui leur est confiée. Comme il est impossible de traquer et d'arrêter un kamikaze, comme l'a notamment montré l'attentat du Hermel et avant lui, l'attentat de Choueifate – où un kamikaze s'était fait exploser lorsque le chauffeur du bus qui l'avait trouvé louche lui avait demandé d'ouvrir sa veste – ces experts proposent, entre autres, que des hélicoptères militaires surveillent la frontière et les voitures provenant de Syrie et demandent aux conducteurs de voitures jugées suspectes de s'identifier avant d'arriver au barrage et que les militaires en poste aux check-points soient dotés de machines pouvant détecter la présence d'explosifs à bord de véhicules qui se dirigent vers eux.
Affaire à suivre.


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commentaires (3)

L'armée combat le terrorisme d'où qu'il vienne et vaincra, malgré l'esprit chagrin des cervelles endommagées !

FRIK-A-FRAK

19 h 56, le 31 mars 2014

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Commentaires (3)

  • L'armée combat le terrorisme d'où qu'il vienne et vaincra, malgré l'esprit chagrin des cervelles endommagées !

    FRIK-A-FRAK

    19 h 56, le 31 mars 2014

  • Qu'elle combatte avant, la 5ème colonne en son sein déjà !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    14 h 15, le 31 mars 2014

  • Et l'armée aura le soutien de tout un peuple sincère et se passera des cassandres défaitistes à la rage verdâtre qui appellent de tout leur vœu les méfaits des salafowahabites binsaouds, chez nous.

    FRIK-A-FRAK

    11 h 06, le 31 mars 2014

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