Le président Michel Sleiman a parrainé hier le coup d'envoi du premier festival poétique de l'alphabet organisé à Hboub-Jbeil par le conseil culturel de Jbeil, en collaboration avec le Rassemblement national pour la culture, l'environnement et le patrimoine. La cérémonie a eu lieu en présence, notamment, des ministres du Tourisme, Michel Pharaon, de la Culture, Rony Araiji, des Déplacés, Mme Alice Chaptini, des députés Walid Khoury, Abbas Hachem et Nehmetallah Abinasr, de l'ancien ministre Nazem el-Khoury, des anciens députés Farès Souhaid et Michel Khoury, du président du conseil municipal de Jbeil, Zyad Hawat, et du président de la Fédération des municipalités de Jbeil, Fady Martinos. Des poètes du Liban, d'Égypte, de Jordanie, d'Irak, du Maroc, de Syrie, de Tunisie et d'Algérie ont participé à ce festival.
Dans un discours prononcé à cette occasion, le président Sleiman a d'abord mis l'accent sur le rôle crucial joué à travers l'histoire par Byblos au niveau de la diffusion de l'alphabet et de l'écriture dans le monde. Au plan politique, il a réitéré ses positions de principe concernant la nécessité de se conformer à la politique de distanciation du Liban à l'égard de la guerre syrienne et concernant aussi l'importance de la déclaration de Baabda et le monopole par l'armée libanaise de l'usage des armes et de la violence légitime.
Abordant la relance du dialogue national, prévue aujourd'hui au palais de Baabda, le chef de l'État s'est dit « désolé de la décision de certains piliers de la conférence de dialogue de ne pas participer à la séance de demain » (aujourd'hui), espérant qu'ils prendront part aux séances qui vont suivre. « Nous avons appelé au dialogue afin de discuter de la stratégie de défense et des moyens de redonner l'exclusivité de l'usage des armes à l'État et d'arriver à avoir une armée face à laquelle des lignes rouges ne sont pas tracées », a déclaré le président Sleiman.
Et le chef de l'État de souligner d'autre part que « la liberté, l'indépendance et la souveraineté ainsi que la politique de distanciation (du Liban) sont des valeurs et des notions que nous ne laisserons pas tomber et au sujet desquelles nous ne ferons pas de concessions ».
Répondant implicitement au leader du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, le président Sleiman a mis l'accent sur le fait que « la déclaration de Baabda a été adoptée par la communauté internationale dans son approche de la situation au Liban et ce fut le cas dernièrement dans le communiqué final du sommet arabe qui s'est tenu au Koweït la semaine dernière ». Et de poursuivre, dans une allusion à peine voilée au Hezbollah : « Certains auront beau se vanter, un pays doté d'une armée comme l'armée libanaise sortira sûrement vainqueur. »
Mettant l'accent également sur la nécessité de réactiver et de réorganiser les administrations et les institutions de l'État, le président Sleiman a souligné dans ce cadre l'importance de mettre en place la décentralisation administrative « qui atténue les épreuves subies par la population ».
En conclusion, le chef de l'État a réaffirmé la détermination de l'armée à lutter contre le terrorisme, en dépit des attentats qui visent la troupe et les forces de sécurité. Il a mis l'accent à cet égard sur le rôle des « dignitaires religieux et des autorités supérieures au Liban et dans la région qui sont appelées à orienter l'opinion et à dénoncer la culture de la mort ».


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Cela lui a pris du temps pour comprendre que le Hezbollah ne peut être un partenaire sérieux qui veux du bien au pays. L’armée se doit d'agir en conséquence pour préparer l'avenir.
13 h 31, le 31 mars 2014