Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Écoutes Sur Sarkozy

Guerre ouverte en France à deux jours des municipales

Nicolas Sarkozy a dénoncé dans une tribune sa mise sur écoutes qui s’est soldée par l’ouverture d’une enquête pour trafic d’influence et violation du secret professionnel. Valery Hache/AFP

À deux jours des municipales, la droite et la gauche sont désormais en guerre ouverte en France, à l'avant-veille d'un scrutin municipal, premier test électoral demain pour François Hollande.
En effet, Nicolas Sarkozy a dénoncé dans une tribune d'une page et demie, publiée hier dans le journal Le Figaro, sa mise sur écoutes pendant huit mois qui s'est soldée par l'ouverture d'une enquête pour trafic d'influence et violation du secret professionnel. « Les juges entendent les discussions que j'ai avec les responsables politiques français et étrangers. Les conversations avec mon avocat (Thierry Herzog) ont été enregistrées sans la moindre gêne. L'ensemble fait l'objet de retranscriptions écrites dont on imagine aisément qui en sont les destinataires ! » souligne-t-il dans sa tribune. « Cette fois, fini de rire, car c'est à pleurer d'indignation », ajoute-t-il. « Vous lisez bien. Ce n'est pas un extrait du merveilleux film La Vie des autres sur l'Allemagne de l'Est et les activités de la Stasi. (...) Il s'agit de la France », a écrit aussi l'ex-chef d'État. « Suis-je en droit de m'interroger sur ce qui est fait de la retranscription de mes conversations ? » demande-t-il.
« Toute comparaison avec des dictatures est forcément insupportable », a aussitôt réagi le président socialiste François Hollande, qui s'était abstenu jusqu'à présent de commenter les ennuis judiciaires de son prédécesseur. Nicolas Sarkozy est « pris par une forme de rage (et) veut tout détruire », a même affirmé hier Manuel Valls. La sortie de sa réserve de l'ancien président de droite était aussi abondamment commentée dans les médias hier. « Nicolas Sarkozy dézingue à tout-va », titrait par exemple le quotidien de gauche Libération. « À l'instar de ses prédécesseurs, François Mitterrand et Jacques Chirac, qui n'ont jamais hésité à sortir les grands mots ou les gros mensonges lorsque leur survie politique était en jeu, Nicolas Sarkozy cherche à marquer les esprits en prenant les Français à témoin », écrivait ce journal.
La droite a elle apporté hier un soutien mesuré à M. Sarkozy. Pour le président du principal parti d'opposition UMP (droite), Jean-François Copé, le texte de M. Sarkozy est une « réponse courageuse » et « indispensable aux accusations incessantes ». Son ancien Premier ministre François Fillon a lui fait dire par son entourage que M. Sarkozy avait eu « raison de vouloir être respecté dans ses droits » et l'ancienne « plume » de M. Sarkozy, Henri Guaino, a jugé qu'il avait réagi « en tant que l'homme attaqué tous les jours et qui trouve que c'est trop ».
(Source : AFP)

À deux jours des municipales, la droite et la gauche sont désormais en guerre ouverte en France, à l'avant-veille d'un scrutin municipal, premier test électoral demain pour François Hollande.En effet, Nicolas Sarkozy a dénoncé dans une tribune d'une page et demie, publiée hier dans le journal Le Figaro, sa mise sur écoutes pendant huit mois qui s'est soldée par l'ouverture d'une enquête pour trafic d'influence et violation du secret professionnel. « Les juges entendent les discussions que j'ai avec les responsables politiques français et étrangers. Les conversations avec mon avocat (Thierry Herzog) ont été enregistrées sans la moindre gêne. L'ensemble fait l'objet de retranscriptions écrites dont on imagine aisément qui en sont les destinataires ! » souligne-t-il dans sa tribune. « Cette fois, fini de rire, car...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut