Selon le ministère de l’Intérieur, tous les assaillants ont été tués et les forces de sécurité contrôlent l’hôtel. Ahmad Masood/Reuters
Quatre talibans ont attaqué hier un grand hôtel du centre de Kaboul, le Serena, a annoncé le ministère afghan de l'Intérieur. L'hôtel Serena est notamment fréquenté par des employés de l'ONU et des membres des délégations étrangères qui doivent superviser l'élection présidentielle afghane du mois prochain.
Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Sediq Sediqqi, a toutefois précisé que tous les assaillants avaient été tués et que les forces de sécurité contrôlaient l'hôtel. Il n'a pas fait état d'autres morts. Des sources proches des services de sécurité ont parlé de deux blessés, sans préciser leur nationalité. Un porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a revendiqué cette attaque, affirmant que le commando avait ouvert le feu sur des Afghans et des étrangers qui célébraient le Nouvel An afghan. « Des kamikazes sont entrés dans l'hôtel Serena, une dure bataille est en cours, l'ennemi a subi de lourdes pertes », a-t-il affirmé. Le Serena avait déjà été visé par un attentat-suicide qui avait fait six morts en 2008.
À Jalalabad
Ailleurs dans le pays, dix-huit personnes, dont sept kamikazes, dix policiers et un civil, ont été tuées hier dans une attaque à Jalalabad, à deux semaines de l'élection présidentielle afghane, selon les autorités locales. L'attaque n'était pas immédiatement revendiquée, mais les rebelles talibans, qui luttent depuis 2001 contre le gouvernement de Kaboul et ses alliés de l'OTAN, ont récemment annoncé une campagne de violences pour perturber la présidentielle du 5 avril.
L'assaut, qui s'est terminé peu avant midi (07h30 GMT), avait commencé trois heures plus tôt avec l'explosion d'un camion piégé, suivie de rafales d'armes automatiques. Il a visé un poste de police proche de la maison du gouverneur de la province de Nangarhar, dont Jalalabad est la capitale. L'attaque s'est achevée avec la mort des derniers assaillants, qui s'étaient réfugiés dans une petite pièce du bâtiment, selon M. Sediqqi.
L'élection présidentielle, dont le premier tour est fixé au 5 avril, doit déterminer le successeur de Hamid Karzaï, qui dirige le pays depuis le lendemain de l'intervention militaire occidentale qui a chassé les talibans du pouvoir à la fin 2001. M. Karzaï, élu en 2004 puis réélu en 2009, n'est pas autorisé par la Constitution afghane à briguer un troisième mandat. Neuf candidats sont encore en lice pour lui succéder, après le retrait le week-end dernier d'Abdul Rahim Wardak, ancien ministre de la Défense, signe d'une intensification de la campagne électorale.
(Sources : agences)


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