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Culture - Programme

Bipod 2014, dix spectacles pour dix bougies et « ces corps qui se dénudent pour faire la vie »

Bipod célèbre cette année son dixième anniversaire... et prépare une édition 2014 très spéciale avec, à l'affiche entre le 10 et le 27 avril, dix spectacles de compagnies mondialement acclamées venant de Norvège, de Belgique, de Grande-Bretagne, du Maroc, d'Australie, de France, de Suisse et du Liban. Mais aussi : master classes, artist talks, ouvrage et exposition rétrospectives...

Omar Rajeh et Mia Habis présentant le programme de Bipod 2014. Photo Ibrahim Tawil

Bipod (Beirut International Platform of Dance) est organisé par Maqamat Dance Theater en partenariat avec le Festival de Beiteddine.
Omar Rajeh et Mia Habis ont annoncé le programme de l'édition anniversaire 2014 lors d'une rencontre avec la presse tenue en début de soirée, et autour d'un pot, dans le pub Bardo, secteur Kantari.
À l'entrée, chaque invité recevait le dossier de presse sous forme de bocal à conserve contenant un petit carnet de notes contenant l'adresse du site sur lequel est posté le programme (www.maqamat.org), un ministylo, un attache-papier, un caramel à la réglisse et un ballon...
«Je ne vais pas regarder en arrière, comme je le fais chaque année, en préparant l'édition actuelle de ce beau festival», a déclaré Omar Rajeh. Et le directeur du festival, également directeur artistique de Maqamat, d'ajouter : « Cette fois-ci, je vais regarder vers demain, vers l'avant, vers Bipod dans dix ans, dans vingt ans. Bipod, qui est né de cette ville, de ses idées et de ses chroniques quotidiennes, marche avec Beyrouth. À Bipod Beyrouth, à la continuité, à l'espoir et à la résistance contre toutes les formes d'ignorance, d'extrémisme et de fanatisme. À ces corps qui se dénudent pour faire la vie. »

Coup d'envoi donc le jeudi 10 avril, à 19h, avec le vernissage de l'exposition rétrospective au théâtre al-Madina.
– À 20h30, c'est la compagnie british Russel Maliphant qui prendra le stage avec un spectacle intitulé Still Current.
– Également le 11 avril, à 20h30. Certains ont connu Maliphant lors de sa participation avec Sylvie Guillem au Festival de Beiteddine 2012 avec Push. Le danseur et chorégraphe britannique revient avec sa troupe pour présenter une sélection de duos et de trios dont deux de ses chorégraphies les plus célèbres : Two et Afterlight (première partie), ce dernier, solo hommage à Ninjinski, avait été nominé pour le prix Laurence Olivier. Adepte du taïchi et du yoga, il intègre ses mouvements à ceux du ballet et de la danse classique. Les corps sont également magnifiés par le magicien des lumières Michael Hulls.

Samedi 12 et dimanche 13 avril, à 20h30
Maqamat Dance Theater présente Hibr, une nouvelle création cosignée avec le Marcel Leeman Physical Dance Theater. Cette collaboration libano-suisse, dirigée par Omar Rajeh et le danseur chorégraphe Marcel Leeman, a été présentée en première il y a un mois à Berne. Elle puise son inspiration dans l'encre avec lequel on trace des mots. Des mots qui se heurtent avec les corps créant une énergie motrice capable de raconter des histoires avec les gestes après que les mots aient abdiqué. Sur une musique originale de Pablo Palacio et Mahmoud Turkmani.

Mardi 15 avril, à 20h30
Shaun Parker and Company présente Happy As Larry. Cette compagnie de danse australienne fait un tabac sur la scène internationale avec des spectacles réputés pour leur intégration de formes chorégraphiques stimulantes, leurs partitions musicales saisissantes ainsi que leurs inventions théâtrales. Happy est un savant mélange de hip-hop, de danse classique contemporaine et de rollers.

Jeudi 17 avril, au théâtre Monnot à 20h30
The Bakery/Richard Siegal, en collaboration avec le quartette à cordes Asasello, donne à voir If/Then, une performance aux allures d'installation. Siegal, fondateur de la Bakery, ancien danseur de William Forsythe, y questionne la «reproductibilité» des gestes de la danse à travers un nouveau processus créatif aléatoire.

Vendredi 18 avril, à 20h30
Le Français Pierre Rigal présente un spectacle intitulé Erection. Génie du rock, de l'acrobatie, de la danse, vidéaste et interprète, Pierre Rigal compose dans ce solo une chorégraphie fondamentale. Il joue, incarne et danse un geste unique, vital, constitutif: se lever, se relever, tenir, debout et droit. Et il en fait une
chorégraphie.

Samedi 19 avril, à 20h30
ZOO/ Thomas Hauert et Angels Margarit/cie Mudances (Belgique/Suisse) avec B to B. Issus de contextes et de générations différents, Angels Margarit et Thomas Hauert ont chacun développé une voie artistique personnelle tout en partageant le goût d'une certaine virtuosité physique, ainsi qu'une sensibilité particulière à l'espace, une façon de créer un univers de textures et de dynamiques fluides.
From B to B évoque un voyage de Bruxelles à Barcelone, mais aussi le point B que, au moment de la rencontre, chacun des deux artistes avait atteint depuis le point A d'une hypothétique page blanche. Le point de départ de l'un comme destination de l'autre... et comme incitation à bousculer les registres !

Mardi 22 avril, à 20h30
Danse Map (France) présente Miniatures au Métro al-Madina. Des pièces courtes chorégraphiées par trois artistes qui ont pris l'amour comme thème commun. Ces Miniatures ont été créées dans le cadre du projet Miniatures Officinae, dirigé par L'Officina et plusieurs partenaires dans le bassin méditerranéen. Les artistes présents au Métro sont: Taoufiq Izeddiou (Maroc), Yendi Nammour (France) et Arnaud Saury (France).

Mardi 22 également, puis mercredi 23 avril, à 19h et à 20h30
Philippe Saire (Suisse) présente la représentation numéro 100 de Black-Out, un spectacle à la frontière entre danse, arts plastiques et arts performatifs. Pièce étonnante que le spectateur voit d'en haut (décor spécial) avec trois danseurs qui composent des tableaux vivants, en noir et blanc, sur fond de différents matériaux déversés sur eux.

Jeudi 24 avril, à 20h30
Heine Avdal et Yukiko Shinozaki /Fieldworks (Norvège/ Belgique) présentent Nothing's for Something. Un spectacle qui veut rendre visibles les moments cachés de la vie et mettre à nu la réalité derrière le visible, en s'inspirant de Paul Klee, qui dansait en peignant, Rainer Maria Rilke, perfectionniste du fond et de la forme, et Georges Perec, maître du récit du quotidien.

Samedi 26 et dimanche 27 avril
Clôture en beauté avec What Does the Body Not Remember, d'Ultima Vez (Belgique). L'un des fondateurs de la danse contemporaine belge, Vim Vandekeybus, retrouve ses racines chorégraphiques après vingt-cinq ans avec son premier spectacle qui est une parfaite illustration de son style de danse purement physique. Cet ahurissant premier spectacle a fait sa réputation dans le monde entier. L'énergie qui y est générée a été décrite de «phénoménale». Le corps y exprime à la fois le suspense, le danger et la souplesse. Le titre évoque l'instant où même la mémoire n'a pas le temps de réagir et où l'instinct prend le dessus. Cette pièce de danse est aussi pugnace que libératrice. La composition, aux pulsations rythmiques de Thierry De Mey et Peter Vermeersch, est proche de la musique répétitive et offre à plusieurs moments un contraste saisissant avec les mouvements des danseurs. Le public libanais a l'occasion de (re)découvrir ce spectacle légendaire avec une nouvelle distribution.

À signaler pour finir que la compagnie Russel Maliphant tient un master class le vendredi 11 avril de 11h à 14h, au théâtre al-Madina. La Ultima Vez effectue également un master class le dimanche 27 avril de 11h à 14h, au Madina.
Tous les spectacles se déroulent au théâtra al-Madina sauf indiqué dans le programme.

M.G.H.


Bipod (Beirut International Platform of Dance) est organisé par Maqamat Dance Theater en partenariat avec le Festival de Beiteddine.Omar Rajeh et Mia Habis ont annoncé le programme de l'édition anniversaire 2014 lors d'une rencontre avec la presse tenue en début de soirée, et autour d'un pot, dans le pub Bardo, secteur Kantari.À l'entrée, chaque invité recevait le dossier de presse sous...

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