Au moins sept militaires ont été tués et douze autres blessés dans l’explosion d’une voiture piégée près d’une académie militaire à Benghazi, dans l’Est libyen. Abdullah Duma/AFP
Un pétrolier qui tentait d'emporter du brut acheté illégalement aux rebelles libyens a été saisi par les forces spéciales de la marine américaine en Méditerranée et faisait route hier vers la Libye. La marine américaine a ainsi mis fin à la première tentative des rebelles, qui bloquent les terminaux pétroliers depuis juillet en réclamant l'autonomie de la région orientale de Libye, d'exporter le pétrole qu'ils détiennent.
« Les forces américaines, à la demande des gouvernements libyen et chypriote, ont abordé et pris le contrôle du pétrolier Morning Glory, un navire qui avait été capturé un peu plus tôt ce mois-ci par trois Libyens armés », a annoncé dans un communiqué le responsable du service de presse du Pentagone, l'amiral John Kirby. L'opération, qui n'a fait aucun blessé, a été approuvée par le président Barack Obama et a eu lieu « dans les eaux internationales au sud-est de Chypre ».
Le Morning Glory, un navire égyptien battant un pavillon nord-coréen de complaisance que Pyongyang a dénoncé quelques jours plus tard, était arrivé le 8 mars au port d'al-Sedra, contrôlé par les rebelles. Peu après, il se mettait à charger du brut. Le procureur général libyen avait immédiatement ordonné l'arrestation du navire et de son équipage, et la marine libyenne avait annoncé avoir cerné le port pour l'empêcher de sortir. Le 11 mars, les autorités libyennes ont admis que le navire, ayant chargé au moins 234 000 barils de brut, avait réussi à « profiter des mauvaises conditions climatiques pour se diriger vers le large » et échapper à l'escorte des forces libyennes.
Les autonomistes de la Cyrénaïque, partisans d'un système fédéral en Libye, avaient déjà annoncé en août la formation d'un gouvernement local, d'une banque et d'une compagnie fédérale de pétrole. En suspendant de fait les exportations de brut depuis juillet, ils ont privé le pays de sa principale source de revenus et provoqué une chute de la production à 250 000 barils par jour, contre près de 1,5 million b/j auparavant.
Par ailleurs, au moins sept militaires ont été tués et 12 autres blessés dans l'explosion d'une voiture piégée près d'une académie militaire à Benghazi, dans l'Est libyen, selon des sources militaire et hospitalière. De plus, 12 personnes ont été blessées, dont six grièvement, selon ces mêmes sources.
(Source : AFP)


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