« Les circonstances politiques et sécuritaires difficiles que vit actuellement le Liban nécessitent de renforcer la confiance dans les institutions étatiques », a souligné hier le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil.
Ces propos sont intervenus à l'occasion de la clôture de la 4e édition des Rencontres des cadres dirigeants de la haute fonction publique libanaise, qui s'est tenue hier à la Résidence des Pins (Beyrouth). Cet événement était accompagné de la remise de certificats à la promotion 2013 ainsi que du lancement des Rencontres 2014 – promotion Jean Monnet.
Rappelons que les Rencontres des cadres dirigeants de la haute fonction publique libanaise sont organisées par l'Institut des finances Bassel Fleyhan en partenariat avec l'École nationale d'administration (ENA) et en collaboration avec le Service de coopération et d'action culturelle de l'ambassade de France.
Ce programme, qui réunit de nombreux cadres dirigeants originaires de tous les grands corps de l'État, doit permettre aux décideurs de la fonction publique libanaise de renforcer leurs compétences en matière de bonne gouvernance et de gestion publique. Abordant des thèmes d'actualité, dont notamment les finances publiques comme outil de modernisation de l'État, l'évaluation des ressources fiscales et douanières, la conduite du changement dans l'administration et les réalités économiques de la corruption, les Rencontres comprennent plusieurs séminaires ou encore des visites sur le terrain.
Une parité hommes-femmes presque atteinte
Tandis que le thème des Rencontres 2013 portait sur les tendances et enjeux de la gestion financière publique, l'édition 2014 sera axée sur le leadership public en période de crise économique et financière. La clôture du programme s'est déroulée en présence du ministre des Finances, de la directrice de l'Institut des finances Lamia Moubayed Bsat, de l'ambassadeur de France, Patrice Paoli, du directeur des relations internationales de l'ENA, Pierre Thénard, et de nombreux cadres dirigeants de la fonction publique.
« Le thème choisi cette année (...) prend un sens renforcé dans le contexte actuel, a relevé M. Thénard lors de son intervention. En effet, à l'heure où la mondialisation et la crise économique redonnent du poids aux États qui se réaffirment comme des intervenants de premier plan dans la lutte contre les méfaits des désordres économiques, la mission de la haute fonction publique garde tout son sens », a-t-il poursuivi. « Plus que jamais l'administration doit être capable de dominer son environnement complexe et plus que jamais la formation représente un outil stratégique pour apporter à ses acteurs les savoir et savoir-faire ; les compétences nécessaires », a-t-il conclu.
« La modernisation de l'État passe par la formation de ses agents (...) Mais la formation, c'est une évidence, ne peut pas s'adresser seulement à l'élite de l'administration, à la pointe extrême de la pyramide, elle doit aussi toucher l'encadrement intermédiaire, que l'on a eu trop longtemps tendance à oublier. Or, c'est un niveau essentiel : la chaîne administrative vaut, comme toute chaîne, ce que vaut son maillon le plus faible (...) Cette question est donc primordiale pour refonder au Liban une administration efficace et intègre », a renchéri M. Paoli.
« Plus de 150 dossiers déposés en 5 ans, 98 cadres supérieurs, promotion 2014 incluse, issus de 43 administrations et institutions publiques, ont choisi de participer à ce cycle, dont 44 % de femmes et 56 % d'hommes, la grande majorité desquels est âgée entre 40 et 45 ans. Ces chiffres sont des indicateurs sans équivoque de la volonté des cadres libanais à apprendre, à participer au changement et à la professionnalisation de leurs administrations, à aller de l'avant et à rechercher l'évolution en permanence », a souligné, pour sa part, Mme Moubayed Bsat.


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