Kate Taylor (ICO), avec les participants à l’atelier.
L'Association Métropolis, en collaboration avec le réseau NAAS (Network of Arab Arthouse Screens), a organisé le premier atelier à Beyrouth consacré aux programmateurs et directeurs de salles de cinéma indépendantes de la région.
Une initiative importante et essentielle dans le monde arabe qui permet de créer un lien de rencontre entre toutes les salles d'art et d'essai, et qui développe un secteur de diffusion indépendant dans nos pays. Ces salles de cinéma alternatif nous offrent l'opportunité de découvrir de nombreux films non commerciaux et sont une plateforme pour des débats politiques et socioculturels.
Cette extension de réseaux donne ainsi la chance aux jeunes programmateurs de la région de collaborer et d'échanger leurs expériences en faisant valoir leurs talents.
L'atelier s'est déroulé du 6 au 10 mars au cinéma Métropolis Empire Sofil et a accueilli 20 participants du monde arabe, notamment l'Égypte, la Jordanie, l'Algérie, la Libye, le Maroc, la Palestine, le Soudan, la Tunisie, les Émirats et le Liban.
Un programme très chargé, qui s'est articulé autour de 4 thèmes essentiels tels que : la programmation d'une salle de cinéma et sa direction, les moyens déployés pour créer une audience et la distribution de films dans le monde arabe.
Par ailleurs, l'Association Métropolis a accueilli durant 5 jours des spécialistes issus de grandes universités européennes (Femis, Goldsmiths), de boîtes de distribution (Sophie Dulac, Urban Media), des programmateurs de festivals internationaux (Cannes, Toronto) et d'instituts internationaux (ICO) qui ont partagé avec les participants les multiples idées et réflexions sur les sujets en question.
Cet événement a été rendu possible grâce au soutien des partenaires qui ont contribué à l'aboutissement de cette formation et dont le soutien était indispensable pour la bonne marche des activités, comme FSP (consolidation et développement de la francophonie au Liban), l'Institut français du Liban, Arte East, Open Society, Ford Foundation, Hubert Bals Fund et le British Council.

