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Le suspense est fini : les religieuses de Maaloula libérées et saines et sauves

L'opération a été conjointement menée par le général Abbas Ibrahim et le chef des SR qatari Ghanem Kubeissi.

Les 13 religieuses capturées par les rebelles dans la ville syrienne de Maaloula en décembre dernier ont été libérées dans la nuit de dimanche à lundi à la suite d'une médiation libano-quatarie et remises aux autorités syriennes. AFP PHOTO / LOUAI BESHARA

C'était digne d'un feuilleton hitchcockien. Qui finit bien.


16h33 : l'Agence nationale d'information (ANI) relève une présence imposante de membres de la Sûreté générale (SG) et de journalistes à Masnaa, précisant que « tous attendent les religieuses de Maaloula ».
17h39 : un grand convoi, formé d'environ 30 voitures, franchit le barrage de l'armée à l'entrée de Ersal et entre dans le village pour récupérer les nonnes.
18h06 : le convoi susmentionné est arrivé au lieu-dit Rahoua, hors Ersal, dans le jurd frontalier. Deux heures plus tard, un nouveau convoi, de 3 voitures cette fois, refait le même itinéraire.
20h17 : le patron de la SG, le général Abbas Ibrahim, explique à la chaîne de télévision du Hezbollah, al-Manar, que la libération des nonnes se fera « dans la nuit », précisant que le retard est dû à des considérations « logistiques liées à la géographie de la région ».
21h44 : de l'avis général, l'opération et l'enthousiasme sont nettement freinés : la libération des nonnes est au point zéro. Le convoi a quitté le lieu-dit Rahoua sans les nonnes.
22h06 : le général Ibrahim, cité par la chaîne de télévision LBCI, reconnaît « quelques obstacles », assurant néanmoins que l'opération « n'est pas avortée » et que cela continue.
22h39 : le convoi est retourné au lieu-dit Rahoua.
23h32 : tout le monde respire : le convoi de la SG a quitté Ersal pour Masnaa et les nonnes sont dans les voitures, sous la protection des forces de l'ordre libanaises.
23h40 : le général Ibrahim est arrivé à Jdeidet Yabous, où doivent arriver les religieuses de Maaloula, et il confirme à la chaîne de télévision al-Jadeed que tout va bien. Et dans une conversation à bâtons rompus avec les journalistes, il indique que tout ce retard et cette valse-hésitation sont du fait des kidnappeurs, « qui voulaient s'écarter de l'accord conclu ».


Résultat des courses : les treize nonnes (et les trois auxiliaires) du monastère grec-orthodoxe de Sainte-Tècle, à Maaloula, une ville chrétienne proche de Damas, de nationalité syrienne et libanaise, sont désormais libres et en sécurité. En contrepartie, le régime aurait élargi 150 prisonnières de l'opposition.

 

« Ce que l'armée syrienne a réalisé à Yabroud... »
Elles doivent beaucoup donc au général Abbas Ibrahim et au chef des renseignements du Qatar Ghanem Kubeissi, arrivé hier à Beyrouth. Les deux hommes avaient déjà joué un rôle important dans la libération de pèlerins chiites libanais enlevés par les rebelles dans le nord de la Syrie en octobre 2013.
Rappelons que les religieuses avaient disparu en décembre après l'entrée d'insurgés islamistes dans la vieille ville de la localité chrétienne de Maaloula, au nord de Damas. Un moment retenues dans le monastère grec-orthodoxe de Sainte-Tècle à Maaloula, elles avaient ensuite été conduites à Yabroud, à une vingtaine de kilomètres plus au nord, où l'armée gouvernementale mène actuellement une opération.
S'adressant aux journalistes à la frontière syro-libanaise, l'archevêque Louka Khouri, patriarche adjoint des grecs-orthodoxes de Syrie, avait salué la libération des religieuses. « Ce que l'armée syrienne a réalisé à Yabroud a facilité cette évolution », a-t-il dit.


Dans un entretien avec la LBC, George Hasouani, un intermédiaire syrien qui avait négocié en vain avec al-Nosra, a souligné que les treize religieuses et les trois assistantes sont restées deux mois, dans sa résidence de Yabroud, à 20 kilomètres de Maaloula.
« Elles occupaient les deuxième et troisième étages alors que plus de soixante miliciens vivaient au premier étage du bâtiment. Nous avons pu leur assurer des vêtements chauds, de la nourriture, le chauffage et des médicaments, surtout que plusieurs d'entre elles souffrent de maladies, notamment d'hypertension et de diabète », a-t-il dit. « Nous avions négocié durant vingt jours avec le Front al-Nosra, notamment le numéro 2 du groupe à Yabroud, Abou Azzam el-Koweiti, en vain, et le président syrien Bachar el-Assad demandait quotidiennement de leurs nouvelles », a-t-il poursuivi.


Les réactions étaient évidemment unanimes pour saluer la libération des religieuses et souhaiter celle des deux évêques d'Alep, Boulos Yazigi et Youhanna Ibrahim, enlevés au printemps dernier. Notons celles des ministres Gebran Bassil (Affaires étrangères) et Michel Pharaon (Tourisme), celle du ministre de l'Éducation nationale Élias Bou Saab, de la députée de Bécharré Sethrida Geagea et des anciens PM Saad Hariri et Nagib Mikati.

 

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C'était digne d'un feuilleton hitchcockien. Qui finit bien.
16h33 : l'Agence nationale d'information (ANI) relève une présence imposante de membres de la Sûreté générale (SG) et de journalistes à Masnaa, précisant que « tous attendent les religieuses de Maaloula ».17h39 : un grand convoi, formé d'environ 30 voitures, franchit le barrage de l'armée à l'entrée de Ersal et entre...

commentaires (4)

Grace a Dieu elles sont sorties des griffes de la salafosaloprie binsaoudique , et c'est ca le plus important , merci a tous les acteurs de cette liberation , comme l'ont ete les villes de Quousseyr et toutes celles en cours en ce moment . Gloire a Dieu le tout puissant .

FRIK-A-FRAK

11 h 28, le 10 mars 2014

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Commentaires (4)

  • Grace a Dieu elles sont sorties des griffes de la salafosaloprie binsaoudique , et c'est ca le plus important , merci a tous les acteurs de cette liberation , comme l'ont ete les villes de Quousseyr et toutes celles en cours en ce moment . Gloire a Dieu le tout puissant .

    FRIK-A-FRAK

    11 h 28, le 10 mars 2014

  • Et les libanais emprisonnés en Syrie depuis des décennies, pourquoi personne ne les a sortis??? A bon entendeur salut.

    Nayla Tahan Attié

    11 h 09, le 10 mars 2014

  • "Résultat des courses : les treize nonnes (et les trois auxiliaires) du monastère grec-orthodoxe sont désormais libres et en sécurité. En contrepartie, le régime aurait élargi 150 prisonnières de l'opposition.". Tout en espérant qu'elles n'aient pas été "Harcelées!", n'est-ce pas, comme le furent certainement ces 150 prisonnières de cette Saleté de "régime" !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 46, le 10 mars 2014

  • Quelle humanité du "président Bachar el-Assad qui demandait quotidiennement des nouvelles" des religieuses" ! La même humanité avec laquelle il demande tous les jours si le nombre de Syriens que son régime tue a bien augmenté.

    Halim Abou Chacra

    06 h 00, le 10 mars 2014