Les Centrafricains ne peuvent pas « tout attendre de la communauté internationale » pour pacifier leur pays livré à des violences meurtrières, a estimé hier le commandant des forces françaises à Bangui, à la veille d'une probable visite du président François Hollande. Dans la matinée, un imposant convoi d'une cinquantaine de blindés et camions français a traversé la capitale, en provenance du Tchad, amenant des renforts aux 1 600 soldats de l'opération Sangaris. Interrogé sur les déclarations la veille de la présidente centrafricaine, Catherine Samba Panza, « exhortant » les forces françaises et africaines « à faire usage réellement des mandats » de l'ONU, le général Francisco Soriano, commandant de l'opération Sangaris, a répondu : « Les Centrafricains doivent participer à la reconstruction de leur pays. Nous faisons déjà beaucoup. Maintenant, on est passé dans des opérations de sécurité intérieure où il faut qu'on implique davantage la gendarmerie et la police centrafricaines », en reconnaissant que les membres des forces de sécurité centrafricaines n'étaient pas payés. Par ailleurs, la police congolaise a annoncé hier l'arrestation au nord du Congo de Patrice Édouard Ngaïssona, le « coordonnateur » autoproclamé des antibalaka.
Moyen Orient et Monde
Les forces internationales se défendent de pouvoir tout faire
OLJ / le 28 février 2014 à 00h00


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