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Moyen Orient et Monde - Proche-Orient

Les Palestiniens excluent toute prolongation des négociations de paix avec Israël

À Rafah, dans la bande de Gaza, le Hamas a organisé hier une marche de jeunes étudiants embrigadés. Des milliers d’enfants, âgés de 6 à 16 ans, peuvent participer à un camp d’été où ils reçoivent une formation militaire et religieuse. Saïd Khatib/AFP

Les Palestiniens ont exclu hier toute prolongation des négociations directes avec Israël au-delà de la date butoir de la fin avril, au moment où le processus de paix initié par le secrétaire d'État américain John Kerry semble en grande difficulté.
« Il ne sert à rien de prolonger les négociations, ne serait-ce que d'une seule heure, si Israël, représenté par son gouvernement actuel, continue à mépriser le droit international », a déclaré le négociateur en chef Saëb Erakat. « S'il y avait un partenaire sincère, nous n'aurions même pas eu besoin de neuf heures pour parvenir à un accord », a estimé M. Erakat, en réponse à des propos de M. Kerrry, selon lesquels les discussions entre les deux parties se poursuivraient probablement au-delà des neuf mois impartis. « Mais il n'y a pas de partenaire en Israël qui soit engagé en faveur d'une paix véritable ou du droit international », a accusé le négociateur palestinien.
Les dirigeants israéliens, eux, souhaitent une extension des négociations de paix. Le climat se tend même à l'approche de l'échéance – fixée au 29 avril – des pourparlers qui ont repris en juillet 2013 après une interruption de près de trois ans. Les négociateurs israéliens et palestiniens ne se sont pas rencontrés, officiellement du moins, depuis plusieurs mois.
À l'issue d'entretiens avec M. Kerry la semaine dernière à Paris, le président palestinien Mahmoud Abbas a constaté l'échec « jusqu'à présent » de la diplomatie américaine pour définir un accord-cadre, qualifiant « d'inacceptables » les idées avancées par Washington. Selon le New York Times, le président Obama a l'intention de s'impliquer personnellement dans le processus de paix et de presser M. Netanyahu d'accepter « l'accord-cadre » américain lorsqu'il le recevra lundi à la Maison-Blanche. M. Obama accueillera aussi M. Abbas le 17 mars à Washington. Auparavant, M. Erakat doit se rendre dans les tout prochains jours à Washington pour rencontrer M. Kerry.
Hier, le quotidien israélien Yediot Aharanot a affirmé que le gouvernement Netanyahu a discrètement mis en œuvre un gel de facto de la construction dans les colonies israéliennes, en dehors des grands blocs de colonisation, une pomme de discorde majeure avec les Palestiniens et les Américains. Et sur le terrain, la situation reste instable, faisant craindre une troisième intifada. Hier, un militant palestinien a été tué lors d'une opération de l'armée israélienne à Bir Zeit, près de Ramallah.

(Source : AFP)

Les Palestiniens ont exclu hier toute prolongation des négociations directes avec Israël au-delà de la date butoir de la fin avril, au moment où le processus de paix initié par le secrétaire d'État américain John Kerry semble en grande difficulté.« Il ne sert à rien de prolonger les négociations, ne serait-ce que d'une seule heure, si Israël, représenté par son gouvernement actuel, continue à mépriser le droit international », a déclaré le négociateur en chef Saëb Erakat. « S'il y avait un partenaire sincère, nous n'aurions même pas eu besoin de neuf heures pour parvenir à un accord », a estimé M. Erakat, en réponse à des propos de M. Kerrry, selon lesquels les discussions entre les deux parties se poursuivraient probablement au-delà des neuf mois impartis. « Mais il n'y a pas de partenaire en Israël...
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