Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Nucléaire

Longues et complexes négociations en vue à Vienne entre l’Iran et les grandes puissances

L'enjeu est de taille ; un accord global permettrait une normalisation des relations entre
Téhéran et Washington et éloignerait l'option militaire souvent évoquée.

Une vue générale de la réunion hier à Vienne entre les délégations iranienne et des grandes puissances. Dieter Nagl/AFP

Après l'accord historique de novembre, l'Iran et les grandes puissances ont lancé hier à Vienne de nouvelles négociations visant à enterrer leur conflit sur le programme nucléaire de Téhéran, soupçonné d'avoir un volet militaire. « L'objectif de ces négociations est d'arriver à un accord global et définitif à propos de la question nucléaire (...). Nous avons devant nous des négociations longues et compliquées », a déclaré le négociateur en chef de la délégation iranienne, Abbas Araghchi, en marge de la réunion dans la capitale autrichienne, qui doit durer trois jours. « Ce fut un bon début », a-t-il toutefois ajouté, cité par l'agence IRNA.
Les discussions sont menées par de hauts représentants des grandes puissances sous l'égide de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton. Il s'agit d'un premier round, d'autres suivront avant l'expiration le 20 juillet de l'accord intérimaire de Genève. L'enjeu est de taille : un accord global permettrait une normalisation des relations diplomatiques entre Téhéran et Washington, rompues depuis trente-cinq ans, et éloignerait dans la foulée l'option militaire évoquée souvent par Israël et les États-Unis, comme encore récemment par le secrétaire d'État américain John Kerry. Les parties vont surtout s'attacher « à créer un cadre facilitant l'atteinte de cet objectif », a souligné Michael Mann, porte-parole de Mme Ashton. En langage courant, il s'agit de définir un ordre du jour et un calendrier pour les négociations qui commencent. M. Mann a souligné la « bonne atmosphère » des discussions entre la responsable et le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, présent à Vienne.
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, avait jeté un froid lundi en déclarant ne pas être optimiste à propos de ces négociations qui ne « mèneront nulle part ». En outre, experts et diplomates jugent peu probable la conclusion d'un accord en l'espace de six mois, mais la période pourra être prolongée jusqu'à un an par consentement mutuel. L'absence d'avancée d'ici à juillet serait toutefois un mauvais présage pour la suite, et cela affaiblirait la marge de manœuvre du président iranien Hassan Rohani, à l'origine du dégel de ces derniers mois, face aux farouches opposants à tout compromis envers Téhéran.
(Source : AFP)

Après l'accord historique de novembre, l'Iran et les grandes puissances ont lancé hier à Vienne de nouvelles négociations visant à enterrer leur conflit sur le programme nucléaire de Téhéran, soupçonné d'avoir un volet militaire. « L'objectif de ces négociations est d'arriver à un accord global et définitif à propos de la question nucléaire (...). Nous avons devant nous des négociations longues et compliquées », a déclaré le négociateur en chef de la délégation iranienne, Abbas Araghchi, en marge de la réunion dans la capitale autrichienne, qui doit durer trois jours. « Ce fut un bon début », a-t-il toutefois ajouté, cité par l'agence IRNA.Les discussions sont menées par de hauts représentants des grandes puissances sous l'égide de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton. Il s'agit d'un...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut