Le ministère de l'Industrie a organisé hier, en coopération avec l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi), un atelier de travail sur « la facilitation de l'achat des produits industriels libanais par les différentes branches des Nations unies ». Parmi les organisations concernées figurent, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef). Une réunion s'était tenue à Beyrouth le 22 janvier dernier, regroupant le ministre sortant de l'Industrie Vrej Sabounjian, l'émissaire spécial du secrétaire général de l'ONU au Liban, Robert Watkins, et le responsable régional de l'Onudi, Cristiano Pasini. Suite à cet entretien, ils avaient annoncé la confirmation de l'accord de principe, établi à la fin de l'année 2013 avec M. Watkins, pour que l'industrie locale, dans la mesure de ses moyens, soit chargée du rôle de fournisseur.
« Nous estimons que les industriels et commerçants libanais doivent être les premiers à bénéficier du budget d'un milliard de dollars alloué annuellement par les Nations unies aux réfugiés syriens au Liban », a affirmé le ministre sortant de l'Industrie Vrej Sabounjian, au cours de son allocution d'ouverture. « Ils ont les capacités d'assurer les produits demandés, avec un excellent rapport qualité-prix », a-t-il ajouté.
M. Sabounjian a indiqué que les différentes organisations des Nations unies allaient expliquer en profondeur la teneur et les mécanismes des appels d'offres qu'ils vont lancer, au Liban et à l'étranger, concernant les besoins des agences onusiennes elles-mêmes, ainsi que ceux requis par l'aide aux réfugiés syriens. « Il est de notre droit et devoir de participer à ces appels d'offres », a estimé le ministre.
Rappelons que le nombre de réfugiés au Liban ne cesse d'augmenter depuis le début de la guerre en Syrie ; leur nombre officiel a atteint 870 000, mais d'autres sources les chiffreraient à plus d'un million et demi de personnes. « Leurs principales demandes concernent les produits alimentaires, le textile, l'habillement, le plastique, les tentes, les générateurs électriques, la papeterie et les médicaments, soit des produits que les industriels et commerçants libanais sont largement capables de produire et de vendre », a assuré M. Sabounjian. Nous espérons que cet atelier de travail soit ainsi le point de départ d'une large coopération et qu'elle puisse déboucher sur la création d'un bureau qui centralise et facilite la coopération entre les différentes parties concernées.
Économie - Coopération
Le Liban réclame sa part dans le budget alloué par l’ONU aux réfugiés syriens
OLJ / le 14 février 2014 à 00h00


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