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Moyen Orient et Monde - Pédophilie

L’ONU dénonce le Vatican pour sa politique face aux abus sexuels

Le Saint-Siège « prend acte », mais accuse les Nations unies de déformer les faits.

Le Comité des Nations unies sur les droits de l’enfant (CRC) dénonce la « loi du silence » qui aurait été imposée aux religieux par le Vatican pour étouffer certaines affaires gênantes. Vincenzo Pinto / Getty Images / AFP

Le Comité des droits de l'enfant des Nations unies a sévèrement critiqué hier dans un rapport la politique du Vatican face aux innombrables cas d'abus sexuels sur des enfants commis par des membres du clergé, exigeant que désormais tout religieux pédophile soit déféré devant la justice. C'est la première fois que le Saint-Siège se retrouve sévèrement mis en cause par un organe de l'ONU qui fait autorité dans son domaine. Le comité demande en outre à l'Église de revoir sa position sur les avortements quand la santé de la mère est menacée et d'amender le droit canon en conséquence pour définir les cas où l'avortement pourrait être autorisé. Ses recommandations n'ont cependant pas un caractère obligatoire. Ce comité, qui siège à Genève, est composé de 18 experts indépendants des droits de l'homme, de différentes nationalités, et il veille notamment au respect de la Convention aux droits de l'enfant mise en œuvre en 1989.


Interrogée pour savoir si le rapport aboutit à dire que le Vatican viole cette convention dans les affaires de sévices sexuels, la présidente du comité, la Norvégienne Kristen Sandberg, a dit : « Ma réponse simple est oui, il y a une violation de la convention jusqu'à maintenant parce qu'ils n'ont pas fait tout ce qu'ils auraient dû ». Le comité se dit « profondément préoccupé par le fait que le Saint-Siège n'ait pas reconnu l'étendue des crimes commis (...) et qu'il ait retenu des politiques et des pratiques qui ont conduit à la poursuite de ces agressions et à une impunité pour leurs auteurs ». Il dénonce notamment les transferts de paroisse en paroisse dans un même pays ou dans un autre pays, pour cacher ces crimes et les occulter des autorités judiciaires. « La pratique de la mobilité des auteurs de sévices a permis à de nombreux prêtres de rester en contact avec des enfants et de continuer à les abuser » sexuellement, affirme le rapport.


« Le Saint-Siège prend acte des observations finales » de l'ONU qu'il examinera « avec attention », a réagi dans un communiqué le Vatican, rejetant toutefois « une tentative d'ingérence » dans les positions de l'Église sur l'avortement et la contraception. Le représentant du Vatican près des Nations unies a en outre accusé l'ONU de déformer les faits. « On dirait quasiment que le rapport était préparé à l'avance (...) », s'est insurgé Mgr Silvano Tomasi, dans une interview à Radio-Vatican. « Le document (de l'ONU) ne semble pas à jour », a ajouté le prélat, avant de détailler les mesures prises par l'Église catholique contre ces abus.


« Nous sommes récompensés de voir que l'ONU a pris la chose aussi sérieusement », a pour sa part commenté Barbara Blaine, présidente du Réseau de survivants abusés par des prêtres. « Plus les organisations internationales et les gouvernements s'impliqueront, plus vite nous pourrons mettre fin aux pratiques du Vatican », a-t-elle affirmé depuis New York.

 

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Le Comité des droits de l'enfant des Nations unies a sévèrement critiqué hier dans un rapport la politique du Vatican face aux innombrables cas d'abus sexuels sur des enfants commis par des membres du clergé, exigeant que désormais tout religieux pédophile soit déféré devant la justice. C'est la première fois que le Saint-Siège se retrouve sévèrement mis en cause par un organe de l'ONU qui fait autorité dans son domaine. Le comité demande en outre à l'Église de revoir sa position sur les avortements quand la santé de la mère est menacée et d'amender le droit canon en conséquence pour définir les cas où l'avortement pourrait être autorisé. Ses recommandations n'ont cependant pas un caractère obligatoire. Ce comité, qui siège à Genève, est composé de 18 experts indépendants des droits de l'homme, de...
commentaires (6)

Ce qui me choque surtout c'est bien sur les actes de pedophilie , mais au dela de ca que l'onu s'en mele ca me chifonne un peu . Parce que l'onu se mele du terrorisme et presque par reflexe on pense a l'islam , du pedophilisme et c'est les chretiens cathos qui sont indexes , mais du judaisme , bizarre , on a l'impression que c'est la religion parfaite , rien ne peut lui etre reproche , ni a l'onu , ni en aucun endroit de ce bas monde . Bizarre , pourtant des gens de confession israelite participe biena la "bonne marche" du monde , non ???

FRIK-A-FRAK

16 h 08, le 06 février 2014

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Commentaires (6)

  • Ce qui me choque surtout c'est bien sur les actes de pedophilie , mais au dela de ca que l'onu s'en mele ca me chifonne un peu . Parce que l'onu se mele du terrorisme et presque par reflexe on pense a l'islam , du pedophilisme et c'est les chretiens cathos qui sont indexes , mais du judaisme , bizarre , on a l'impression que c'est la religion parfaite , rien ne peut lui etre reproche , ni a l'onu , ni en aucun endroit de ce bas monde . Bizarre , pourtant des gens de confession israelite participe biena la "bonne marche" du monde , non ???

    FRIK-A-FRAK

    16 h 08, le 06 février 2014

  • François est pape des Cathos depuis peu. Aux yeux des plus sectaires d’entre eux, ce choix démontre qu’au Vatican, ceux-ci occupent encore un espace dans les débats. Et s’il n’est pas facile de devenir pape, il est au moins facile d’être intégriste et fanatique. On pense que si certains "chréti(e)ns" avaient été soumis au scrutin, beaucoup auraient même voté pour lui : ces Pâmés qui, malgré les vents contraires, vivent encore le message réactionnaire de Pater-curés ! Mais ce pape, lui, que retient-il de ceci ? Ça été sa nomination et l’accueil extraordinairement chaleureux, n’est-ce pas, qu’il a reçu : Les cathos lui donnant dans les régions en Sous-développement, un inoubliable encouragement ! Yes. C’est aussi l’instant où, interpellé par ces "attouchements en pédiatrie!", il a fini par lancer un appel à la "compréhension" de ces abus. Cela contribua au dédouanement de ces infamies commises par des curés de chez lui, et lui a permis de lancer un appel aux victimes enfantines pour qu’elles ne mouftent plus, appel évidemment non entendu par ces Sains tout de même si Petits ; alors que leurs témoignages étaient franchement "révoltants et répugnants!.... en raison des attouchements abominables subis ! Cela a fait très mal à Jésus-Christ, mais c’est un mal libérateur qui permettra à ces innocentes victimes, d’enfin être honorées dans leur douloureux récit malgré l’avis de ces curieux curés si catholiques.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    13 h 30, le 06 février 2014

  • Sous Benoit et sous François, l'Eglise a pris toutes les mesures pour mettre fin a ces abus qui au final ne représente qu'un nombre infime de prêtres devant les abus commis par bien d'autres et que personne ne veux voir. Au lieu de s'en prendre a ceux qui travail en silence pour un monde meilleur, qui essayent de corriger les perversités de la race humaine, ou de les limiter, ces messieurs feraient peut être mieux de s'occuper des politiciens véreux qui au nom de la soit disant liberté de l'individu autorisent sans aucuns scrupules des mariages hors natures, des adoptions décadentes, des mariages de plaisirs ou soutiennent les crimes d'honneur et promotionnent des mœurs qui ne sont en aucuns cas dignes des positions qu'ils occupent. Pour bâtir des sociétés saines il faut que ceux qui les dirigent le soient et a tous les niveaux.

    Pierre Hadjigeorgiou

    10 h 02, le 06 février 2014

  • . Quand le Vatican lutte contre l’avortement, il est évident que c’est pour protéger la vie et le devenir d’un être humain . Mais comment cette même institution peut protéger ceux qui violent cette même vie? Pour représenter Dieu l’Église doit être infaillible et quand le pape dit : « Prêtres, cardinaux et papes sont pécheurs mais l’Église est sainte » , c’est tout à fait vrai, mais "Rendez donc à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Si l’Église est Sainte, le clergé est de ce monde et doit respecter les lois de ce monde. La pédophilie est un crime civil , bannir l’accusé de pédophilie de l’église est dérisoire, Il est temps que les accusés soient présentés devant les tribunaux civils comme tous les criminels du monde. On ne peut pas toujours se tirer d’affaire en proclamant la Sainteté de l’Eglise sinon ça va détruire l'Eglise.

    Bahijeh Akoury

    09 h 34, le 06 février 2014

  • Un "comité des droits de l'enfant" qui reproche à l'Eglise de défendre le droit des enfants à la vie! Un comble!

    Yves Prevost

    06 h 59, le 06 février 2014

  • le pape François dérange...sa popularité ne plaît pas du tout.Alors,forcément on essaye de lui porter tort,alors qu'on sait bien qu'il a pris ce problème à bras le corps.Ceci étant dit,ce serait bien que les autorités catholiques mettent un grand coup d’accélérateur dans ce domaine...et que le Vatican ait le courage de procéder une fois pour toutes à un nettoyage par le vide...quitte à y laisser des plumes et même un bout d'aile.La réponse du Vatican n'est pas à la hauteur de l'enjeu.la vieille garde n'a pas encore passé la main,on le voit bien.Il est temps et largement temps d'en finir avec ces résidus d'un autre âge.

    GEDEON Christian

    02 h 19, le 06 février 2014

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