Comme c'est le cas à chaque attentat, des voix s'élèvent pour dénoncer des actes criminels qui n'en finissent pas de se répéter. Le président Michel Sleiman a demandé aux services concernés d'intensifier les efforts pour traquer et démasquer les coupables en vue de les déférer devant les autorités judiciaires.
L'ambassade de Grande-Bretagne, qui a stigmatisé l'attentat de Choueifate, y a vu une « nouvelle tentative de terroriser les Libanais et d'essayer de les diviser », pendant que le secrétariat général du 14 Mars relevait que l'implication du Hezbollah dans la guerre en Syrie « ne fera qu'attirer davantage de catastrophes au Liban ». « La stabilité ne sera rétablie dans le pays que si des mesures précises sont prises, comme le déploiement de l'armée tout le long de la frontière libano-syrienne, avec le soutien de la Finul, conformément à ce que la résolution 1701 du Conseil de sécurité, agréée par le Hezbollah, autorise », souligne le communiqué du secrétariat général du 14 Mars.
Le député Ali Ammar (Hezbollah) a pour sa part estimé que ces actes doivent accélérer la formation d'un gouvernement rassembleur, estimant que « c'est en renforçant les institutions de sécurité qu'il est possible de faire face aux terroristes ». Un avis que le député Nabil de Freige a affirmé ne pas partager « d'abord parce que ces opérations ne sont pas préparées au Liban, ensuite parce que rien n'empêche les services de sécurité d'accomplir leur mission ». « Ces opérations sont liées à ce qui se passe en Irak et en Syrie, d'où la nécessité d'en régler les causes », a souligné M. de Freige.

