BCE – Malgré le freinage de la croissance de la masse monétaire (à 1 % sur un an en décembre) et une inflation toujours dans la « zone de danger » (+0,7 % en janvier), aucune action n'est attendue cette semaine. Le biais baissier sera mis en avant. Si la BCE doit annoncer de nouvelles initiatives, la réunion de mars est plus propice.
BoE – En Angleterre aussi, le statu quo devrait prévaloir, mais le débat monétaire est tout autre qu'à la BCE. On n'a pas à s'inquiéter de la modestie de la reprise ou du risque de déflation. Tout au contraire, la croissance de 2013 (1,9 %) a positivement surpris. Elle a entraîné une baisse du chômage à 7,1 % sur la période septembre-novembre, un résultat qui était considéré comme quasi impossible par la BoE (elle lui accordait une probabilité de 2 % il y a trois mois). La « forward guidance », calée sur un seuil de chômage de 7 %, demande à être revue ou réinterprétée. Lors de son intervention récente à Davos, le gouverneur Carney a écarté un abaissement du seuil, tout en précisant que la BoE allait élargir le panel des indicateurs suivis. En tout état de cause, il a exclu une hausse rapide du taux directeur.

