La France n'est pas « l'homme malade de l'Europe », a déclaré hier à Davos le ministre français de l'Économie, Pierre Moscovici, qui a estimé que la France n'avait pas à rougir face à la Grande-Bretagne.
« Lorsque je regarde les performances de la Grande-Bretagne et de la France (...), je préfère être Français », a-t-il déclaré à l'occasion d'une conférence de presse en marge du Forum économique de Davos. Le ministre réagissait à une allocution très remarquée du Premier ministre britannique David Cameron, à la tribune hier matin. « Aujourd'hui, la dynamique de la Grande-Bretagne est meilleure pour l'instant mais c'est aussi parce que la situation n'était pas aussi bonne auparavant », a ajouté M. Moscovici, qui s'exprimait en anglais.
David Cameron a, en effet, expliqué à Davos que la Grande-Bretagne était en train de devenir « le pays des relocalisations », où les entreprises reviennent après s'être ruées pendant des années dans des pays de production à bas coût.
Le ministre français a insisté sur le fait que la France était la cinquième économie au monde et la deuxième économie en Europe. « Je sais que nous avons des problèmes. Je sais que nous devons créer plus d'emplois, que nous devons combattre le chômage, que nous devons être plus compétitifs », a-t-il toutefois reconnu.
Il a appelé à faire la différence entre le « French bashing », qui consiste à considérer la France comme une économie sur le déclin, et les problèmes objectifs auxquels elle est confrontée.
(Source : AFP)
Économie - Forum
Davos : La France n’est pas « l’homme malade de l’Europe »
OLJ / le 25 janvier 2014 à 00h00


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