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Moyen Orient et Monde - Crise

Le pouvoir turc poursuit sa purge dans la police

Le gouvernement turc a poursuivi hier sa purge dans la police en révoquant ou en mutant plus de 160 de ses agents dans la ville de Bursa, un mois après la révélation d'un scandale de corruption visant des proches du régime, a rapporté l'agence Dogan. Cette démarche intervient au lendemain d'une autre purge visant quelque 600 policiers à Ankara, Istanbul et Izmir, et près de cent magistrats de haut rang, juges et procureurs, dans tout le pays. Selon le décompte de la presse turque, près de 2 500 policiers ont été sanctionnés depuis la révélation, à la mi-décembre, du scandale de corruption qui éclabousse le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.


À l'issue d'un coup de filet policier survenu le 17 décembre, la justice turque a inculpé ou incarcéré plusieurs dizaines de personnalités proches du pouvoir soupçonnées de corruption, fraude et blanchiment. Cette opération a provoqué la démission de trois ministres et un vaste remaniement gouvernemental. M. Erdogan ne cesse d'accuser depuis ses ex-alliés de la confrérie du prédicateur Fethullah Gülen, influents dans la police et la justice, de manipuler ces enquêtes dans le cadre d'un « complot » destiné à provoquer sa chute, à la veille des élections municipales de mars et de la présidentielle d'août 2014.
Pour reprendre le contrôle de la justice, le pouvoir a également déposé au Parlement une réforme très controversée, actuellement examinée en séance plénière et qui devrait en principe être votée aujourd'hui.

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