Dans les couloirs du Centre des Congrès de Davos, l’apparition du président iranien, Hassan Rohani, n’a pas manqué de susciter la curiosité des élites du monde économique et politique de la planète. Éric Piermont/AFP
Le président iranien Hassan Rohani s'est longuement exprimé hier au Forum économique mondial de Davos sur les potentialités économiques de son pays, et sur sa volonté d'ouverture notamment en direction des pays voisins et des pays européens.
M. Rohani a souhaité surtout attirer l'attention de son auditoire, qui comptait de nombreux responsables économiques et hommes d'affaires du monde entier, sur les perspectives d'investissements qu'offrent les « vastes ressources énergétiques de son pays », après la levée partielle de sanctions internationales ce mois-ci.
Celles-ci ont été progressivement instaurées par l'ONU à partir de 2006, la communauté internationale soupçonnant l'Iran de poursuivre un programme nucléaire militaire sous couvert de son programme civil. Après dix ans de négociations, selon les termes d'un accord de novembre 2013, certaines activités nucléaires de Téhéran concernant l'enrichissement d'uranium sont partiellement gelées pendant six mois, en échange de la levée partielle de sanctions, notamment dans le domaine pétrolier.
À cet égard, M. Rohani s'est dit prêt à mettre ses réserves pétrolières au service de la sécurité d'approvisionnement mondial dans le cadre d'une éventuelle organisation regroupant pays producteurs et consommateurs.
Arrivé mercredi soir dans la petite station alpine, le président iranien avait aussitôt entamé des entretiens bilatéraux, notamment avec le Premier ministre néerlandais Mark Rutte. Dans les couloirs du Centre des Congrès, l'apparition de ce mollah, élu en juin dernier à la présidence et symbole d'une certaine ouverture, n'a pas manqué de susciter la curiosité des participants, élites du monde économique et politique de la planète.
Nouveau visage de l'Iran
Depuis six mois, le pays a connu « beaucoup d'évolutions ». « Les conditions sont nouvelles en Iran. Le pays a des ressources extraordinaires, (...) énormément de potentialités », susceptibles d'intéresser les investisseurs étrangers, a-t-il insisté, dans une interview à la radiotélévision suisse.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Zarif, et le ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh, sont également à Davos. « Nous avons identifié un volume gigantesque d'investissements et d'activités techniques pour relancer la production de pétrole et de gaz (...) et les grandes compagnies internationales peuvent jouer un rôle », a déclaré M. Zanganeh, sur le site de la radiotélévision iranienne Irib. M. Rohani a déclaré avoir rencontré plusieurs acteurs du secteur pétrolier réunis à Davos.
Parmi les intervenants du jour figuraient le Premier ministre australien, Tony Abbott, qui préside le G20 et a présenté les projets de son pays pour cette présidence, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde, ou encore le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
(Source : AFP)

