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Moyen Orient et Monde - Irak

Une cinquantaine d’insurgés sunnites tués par des frappes aériennes sur al-Anbar

Des raids aériens de l'armée sur al-Anbar, province de l'ouest de l'Irak en proie à des troubles depuis plusieurs semaines, ont tué 50 insurgés, a indiqué le ministère de la Défense hier soir. Les forces de sécurité ont « reçu un renseignement exact leur permettant de lancer des frappes aériennes douloureuses et efficaces contre des rassemblements terroristes à al-Anbar hier (mardi) 21 janvier, tuant plus de 50 terroristes » dont des étrangers, selon un communiqué du ministère. Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki avait appelé plus tôt en journée les habitants de la province d'al-Anbar à « prendre position » contre les insurgés ayant pris le contrôle début janvier de zones urbaines.
Évoquant la situation à Falloujah, à 60 km à l'ouest de Bagdad, entièrement sous le contrôle d'insurgés, dont des combattants de Daech (l'État islamique en Irak et au Levant, lié à el-Qaëda), il a martelé : « Il est temps d'en finir avec cette question et de mettre fin à la présence de gangs dans cette ville et de sauver les habitants du diable. »
Dans cette ville, des bombardements ont visé le sud et le centre de la ville – l'est et le nord, selon d'autres sources – et fait cinq blessés hier. Des habitants ont accusé l'armée de ce pilonnage, mais des responsables de la Défense ont nié.
Hier toujours, les forces irakiennes – soldats, policiers, forces spéciales – appuyées par des membres de tribus soutenant le gouvernement poursuivaient leur assaut débuté dimanche contre Ramadi, à une centaine de km à l'ouest de Bagdad, où les insurgés ont pris plusieurs quartiers, selon un correspondant de l'AFP sur place. L'armée a indiqué dans un communiqué que 13 insurgés y avaient été tués mardi dans des échanges de tirs.
Des diplomates, dont le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, ont appelé les autorités irakiennes à œuvrer en faveur d'une réconciliation nationale, les insurgés étant enhardis par le mécontentement de la minorité sunnite qui s'estime discriminée par le gouvernement dominé par les chiites. Mais alors que des élections législatives sont prévues en avril, M. Maliki a opté pour une ligne dure.
Ailleurs dans le pays, les violences ont fait huit morts hier, selon des sources médicales et au sein des services de sécurité. Dans la périphérie ouest de Bagdad, au moins trois personnes ont été tuées par la chute d'obus de mortier dans un quartier résidentiel, tandis que des attaques dans les régions de Mossoul, Takrit et Kirkouk faisaient cinq morts. Ces violences portent à plus de 700 le bilan des morts en Irak depuis début janvier, selon un décompte de l'AFP établi à partir de sources médicales et officielles. Durant la totalité du mois de janvier 2013, moins de 250 personnes avaient péri.
(Sources : agences)

Des raids aériens de l'armée sur al-Anbar, province de l'ouest de l'Irak en proie à des troubles depuis plusieurs semaines, ont tué 50 insurgés, a indiqué le ministère de la Défense hier soir. Les forces de sécurité ont « reçu un renseignement exact leur permettant de lancer des frappes aériennes douloureuses et efficaces contre des rassemblements terroristes à al-Anbar hier (mardi) 21 janvier, tuant plus de 50 terroristes » dont des étrangers, selon un communiqué du ministère. Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki avait appelé plus tôt en journée les habitants de la province d'al-Anbar à « prendre position » contre les insurgés ayant pris le contrôle début janvier de zones urbaines.Évoquant la situation à Falloujah, à 60 km à l'ouest de Bagdad, entièrement sous le contrôle d'insurgés, dont des...
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