Selon le classement annuel du Wall Street Journal (WSJ) et de l'institut de recherche américain The Heritage Foundation, le Liban a reculé en termes de liberté économique. Il s'est ainsi classé au 95e rang mondial parmi 178 pays du classement, et 8e sur 15 pays de la région Moyen-Orient-Afrique du Nord (MENA), inclus dans l'étude. Il est en outre arrivé 28e parmi 48 pays à revenus moyens supérieurs (PRMS). L'année dernière, le pays du Cèdre s'était rangé 91e dans le monde et neuvième parmi les pays de la région.
D'après l'enquête, citée par le Lebanon This Week de la Byblos Bank, l'économie libanaise a ainsi été qualifiée de « quasiment non libre ». En effet, dans le monde, l'économie libanaise est plus contrôlée que celle du
Vanuatu, de la Namibie et de la Serbie. Elle arrive cependant devant la Mongolie, le Burkina Faso et les îles Fiji en termes de liberté économique. Par ailleurs, le Liban est arrivé devant la Bosnie-Herzégovine parmi les PRMS, mais derrière l'Azerbaïdjan.
Dans les détails, l'indice de liberté économique est calculé en fonction de dix composantes, regroupées en quatre sous-catégories : les lois, le niveau d'intervention de l'État, l'efficacité des réglementations et l'ouverture des marchés. Chacune des dix composantes est notée sur une échelle de 0 à 100, le score total représentant la moyenne des scores de ces indicateurs.
En 2014, le Liban a obtenu un score de 59,4 % contre 59,5 % en 2013, soit une performance pratiquement inchangée. Selon le WSJ, cette note peut s'expliquer principalement par un déclin de la liberté des échanges, de la stabilité financière et du contrôle du gouvernement sur les dépenses, ce qui a été relativement compensé par de très légères améliorations en termes de liberté de l'environnement propice aux affaires et à l'emploi.
L'étude a en outre souligné la situation particulière de l'économie libanaise, marquée par les remous politico-sécuritaires. « L'environnement entrepreneurial est entravé par l'instabilité politique et l'inefficacité de la régulation », écrit le WSJ. Le rapport a ajouté le poids des régulations commerciales et de la bureaucratie comme freins au développement de la liberté
économique au Liban, tandis que les droits de propriété sont « sévèrement minés » par un système judiciaire « inefficace » et exposé à la corruption.
Pour la deuxième année consécutive, le pays s'est ainsi classé dans la catégorie des pays qualifiés de « pratiquement pas libres ».
Le score obtenu par le Liban cette année s'est situé en dessous de la moyenne mondiale de 60,3 %, de celle des pays arabes de 61,5 % et de celle des PRMS de 59,4 %.
Dans le monde, le Liban s'est classé devant la
Bosnie-Herzégovine mais derrière le Kenya, tandis qu'il est arrivé seulement devant la Mauritanie et Djibouti dans la région dans la sous-catégorie évaluant la liberté dans le monde des affaires.


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