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À La Une - Gouvernement

Hariri : "Je ne pardonnerai pas, mais le Liban est plus important que moi"

Aoun salue la déclaration "courageuse" de l'ancien Premier ministre sur le gouvernement.

L'ancien Premier ministre libanais, Saad Hariri, le 16 janvier dernier à La Haye, pour l'ouverture du procès relatif à l’assassinat de son père, devant le Tribunal Spécial pour le Liban. REUTERS/Dalati Nohra/Handout via Reuters

L'ancien Premier ministre Saad Hariri a accusé lundi le régime syrien d'avoir tué son père. "Les accusés sont des membres du Hezbollah et le régime de Bachar el-Assad est celui qui a donné l'ordre", a déclaré M. Hariri dans une interview à la radio Europe 1.

"Je n'oublierai pas et je ne pardonnerai pas, a martelé M. Hariri. Mais le Liban est plus important que moi d'où l'importance de former un gouvernement et d'élire un nouveau président", a-t-il ajouté.

Les déclarations du leader sunnite interviennent deux jours après l'entretien  qu'il a accordé à l'agence Reuters au cours duquel il a dit être prêt à gouverner avec le Hezbollah si une telle coalition devait permettre au pays de sortir de l'impasse politique dans laquelle il se débat depuis neuf mois.

Saad Hariri a en outre salué le début des travaux du Tribunal spécial pour le Liban. "Pour la première fois, un tribunal met un terme à l'impunité. Cela veut dire défendre véritablement la démocratie au Liban", a-t-il assuré.

Interrogé sur son exil, depuis bientôt trois ans, Saad Hariri a déclaré : "Je vais retourner au Liban pour les élections et pour redevenir un jour le Premier ministre".

 

 


"La fin de la politique d'assassinats" by Europe1fr

 

Le chef du Courant patriotique libre (CPL), le général Michel Aoun, a, pour sa part, estimé que la récente déclaration de l'ancien Premier ministre Saad Hariri sur le gouvernement est "courageuse", facilite la formation du gouvernement et constitue la base d'un nouveau départ vers un nouveau Parlement.

Le chef du CPL a en outre assuré : "Nous ne précisons pas la période requise pour que le cabinet soit formé, mais nous pouvons dire que les obstacles ont été éliminés."

Ces derniers jours, les déclarations de M. Hariri avaient déjà fait l'objet d'éloges de la part du président du Parlement, Nabih Berry.

Elles ont en revanche suscité des remous au sein du 14 Mars. La réaction la plus représentative, dans ce camp, est venue d'Amine Gemayel. Ce dernier s'est dit tout à fait favorable à la formation d'un gouvernement rassembleur de 24 ministres où le Hezbollah et le 14 Mars seraient représentés à égalité par 8 ministres chacun. Toutefois, le chef des Kataëb a affirmé qu'il n'approuvera pas "n'importe quel gouvernement".

Les déclarations de M. Hariri ne sont pas du goût de tout le monde non plus au sein de la communauté sunnite. Dimanche le cheikh salafiste en cavale, Ahmad el-Assir, a appelé les ulémas et politiciens sunnites à "dire la vérité sur les crimes commis par le Hezbollah contre nous, que ce soit directement ou à travers ses outils, notamment l'armée libanaise". Sur son compte Twitter, Ahmad el-Assir a encore écrit : "Même si nous n'avons pas, à l'instar du Hezbollah, une organisation armée soutenue par des parties étrangères, cela ne justifie pas la soumission à sa tyrannie. Cela ne le rendra que plus arrogant".

Le député sunnite Khaled Daher, membre du bloc du Futur a, pour sa part, affirmé que "les propos de l'ancien Premier ministre Saad Hariri, qui a souligné la nécessité de protéger le Liban, révèlent un certain degré de responsabilité". M. Daher s'en est toutefois pris au Hezbollah, déclarant que "la politique adoptée par le Hezbollah engendrera des catastrophes au Liban, lesquelles s'annoncent déjà à travers les attentats qui secouent le pays". M. Daher a également estimé que "le Hezbollah voudrait entraîner le 14 Mars à une participation au gouvernement" à ses côtés "car il est dans le pétrin et a besoin d'une couverture nationale".

 

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L'ancien Premier ministre Saad Hariri a accusé lundi le régime syrien d'avoir tué son père. "Les accusés sont des membres du Hezbollah et le régime de Bachar el-Assad est celui qui a donné l'ordre", a déclaré M. Hariri dans une interview à la radio Europe 1.
"Je n'oublierai pas et je ne pardonnerai pas, a martelé M. Hariri. Mais le Liban est plus important que moi d'où l'importance de former un gouvernement et d'élire un nouveau président", a-t-il ajouté.
Les déclarations du leader sunnite interviennent deux jours après l'entretien  qu'il a accordé à l'agence Reuters au cours duquel il a dit être prêt à gouverner avec le Hezbollah si une telle coalition devait permettre au pays de sortir de l'impasse politique dans laquelle il se débat depuis neuf mois.
Saad Hariri a en outre salué le début des travaux...
commentaires (2)

Maihh, le Liban est CERTAINEMENT plus important que lui et que son argent, que son palais et que ses grosse bagnoles.. ça-va-sans-dire! Le vil assassinat de son père ne fait pas de lui automatiquement un héro! Et puis, il croit vraiment qu'il appartient à LUI de pardonner ou pas?? Hmm… Très imbu de sa personne.. c'est ce qui arrive généralement aux héritiers très argentés qui sont souvent disloqués de la réalité. J'imagine que beaucoup ne lui laisseront pas passer comme cela tout ce qu'il a commis, ces dernières années… motemment des Syriens, pour ce qu'il a fait avec ses autres compatriotes de la soudie très démocratiques là-bas. Beh, c'est comme dirait l'autre: Tout est question de convictions ici-bas, n'est-ce pas!

Ali Farhat

23 h 12, le 20 janvier 2014

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Commentaires (2)

  • Maihh, le Liban est CERTAINEMENT plus important que lui et que son argent, que son palais et que ses grosse bagnoles.. ça-va-sans-dire! Le vil assassinat de son père ne fait pas de lui automatiquement un héro! Et puis, il croit vraiment qu'il appartient à LUI de pardonner ou pas?? Hmm… Très imbu de sa personne.. c'est ce qui arrive généralement aux héritiers très argentés qui sont souvent disloqués de la réalité. J'imagine que beaucoup ne lui laisseront pas passer comme cela tout ce qu'il a commis, ces dernières années… motemment des Syriens, pour ce qu'il a fait avec ses autres compatriotes de la soudie très démocratiques là-bas. Beh, c'est comme dirait l'autre: Tout est question de convictions ici-bas, n'est-ce pas!

    Ali Farhat

    23 h 12, le 20 janvier 2014

  • GRANDEUR D'ÂME ! NOBLE FILS DU NOBLE RAFIC HARIRI !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    20 h 19, le 20 janvier 2014

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