Le leader du parti Kataëb, le président Amine Gemayel, a indiqué hier qu'il était favorable « à la formation d'un gouvernement d'entente minimale capable d'assumer ses responsabilités dans les circonstances présentes ».
« Nous faisons face à trois échéances importantes qui détermineront l'avenir du pays ; la présidentielle, la formation du gouvernement et les législatives, a-t-il expliqué, lors d'une conférence de presse. Il nous faut donc un gouvernement et une feuille de route qui assurent ces trois échéances. »
La feuille de route du président Gemayel prévoit « la formation d'un gouvernement d'entente minimale, dont le rôle se limiterait à superviser l'élection d'un nouveau président de la République ». « Suite à la présidentielle, un nouveau cabinet devrait être formé. Dans un troisième temps, une nouvelle loi électorale serait votée et des législatives seraient organisées », a déclaré le président Gemayel.
On sait que les prochaines élections législatives sont prévues à l'automne 2014.
Et M. Gemayel d'ajouter : « Ce qui s'est passé entre les États-Unis et l'Iran a des conséquences sur le Liban; mais la sécurité et l'avenir du pays ne nous concernent pas moins. À cet égard, il ne nous importe pas qu'un camp triomphe sur l'autre : ce qui importe, c'est que le Liban l'emporte et que les intérêts des Libanais soient assurés. »
Il a également affirmé que son parti est en contact permanent avec le président Michel Sleiman, l'ancien Premier ministre Saad Hariri, ses alliés du 14 Mars, mais aussi avec le camp adverse, notamment pour ce qui a trait à la formation du nouveau gouvernement.
Toutefois, M. Gemayel a averti que la largesse d'esprit avec laquelle les Kataëb abordent l'échéance gouvernementale « ne signifie pas que les Kataëb accepteront n'importe quel gouvernement ». « Le nouveau gouvernement devra être rassembleur et apte à faire face à ses responsabilités », a-t-il conclu.

