S'il se félicite de « l'ouverture » amorcée en sa direction par le chef du courant du Futur, Saad Hariri, le 8 Mars reste plutôt discret sur les concessions qu'il dit vouloir effectuer pour « réagir positivement à l'initiative » de l'ancien Premier ministre.
« Nous sommes ouverts à toute initiative dont la finalité est de conduire le pays à bon port », a affirmé hier le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, en estimant que cela « commande des concessions des deux parties ». « Nous effectuerons des concessions, mais de manière à ne pas compromettre notre stratégie ou nos choix », a-t-il ajouté lors d'une cérémonie à Aramta, au Liban-Sud, mais sans donner davantage de précisions.
« Nous réagirons au positif par du positif, sinon par une attitude encore meilleure », a affirmé à son tour le député Nawaf Moussaoui, dans le discours qu'il a prononcé à l'occasion du lancement d'une campagne de reboisement dans les régions frontalières au sud du pays. Il a insisté sur le fait que les Libanais « ont plus que jamais besoin d'un gouvernement fédérateur qui regroupe toutes leurs forces politiques, d'autant que le pays ne peut être gouverné que sur base de l'entente et d'un partenariat national », a-t-il ajouté.
Il a considéré que les démarches entreprises pour faciliter la naissance de l'équipe Salam « prouvent qu'il n'existe pas d'obstacle sérieux à la mise en place du gouvernement dans les délais les plus brefs », avant d'indiquer qu'« à cause des défis auxquels le Liban est confronté, celui-ci doit garantir une représentation juste de toutes les composantes politiques du pays ».
La même idée a été développée par le vice-président du conseil exécutif du Hezbollah, cheikh Nabil Qaouk, pour qui la naissance du gouvernement dans les délais les plus brefs « est d'autant plus importante qu'il faut se dépêcher d'établir une stratégie nationale pour faire face au danger des takfiristes terroristes ».
Cheikh Qaouk a mis en garde contre les atermoiements « dans l'espoir d'aboutir à des acquis politiques ou pour essayer de changer la donne ». « Ceux qui s'y attelleraient se trompent s'ils croient pouvoir changer quoi que ce soit, parce que les équilibres politiques internes peuvent difficilement être modifiés, même par la pression du vide (institutionnel), le maintien du discours sectaire ou l'envoi de voitures piégées », a-t-il dit, en assurant que « personne ne sera isolé et plus particulièrement les alliés d'Amal et du Hezbollah », en allusion au Courant patriotique libre.
Membre de ce courant, le ministre sortant de l'Énergie et de l'Eau, Gebran Bassil, a considéré que les propos de Saad Hariri « peuvent paver la voie à des ententes », tout en soulignant l'importance du rôle et de la représentativité du CPL. « Nous devons être présents et représentés à la tête de ministères dits souverains, de service et même normaux », a-t-il déclaré lors de la cérémonie inaugurale d'une centrale photovoltaïque au bord du fleuve de Beyrouth.


Le Hezbollah n'a fait aucune concession a ce jour et n'en fera pas de sitôt pour la seule raison qu'il n'y a qu;une seule a faire et il ne veut même pas en parler: Remettre ses armes a l’armée et laisser faire l’état. Sur ce, Les Raad, Qaouk, Moussaoui ou Ballout peuvent aller se faire cuire un œuf a Téhéran, Qom ou Bagdad mais ils n'auront plus de couverture politique au Liban.... A bon entendeur salut!
11 h 14, le 20 janvier 2014